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personaggi 

Capitano Giovanbattista di Gherardo Carnesecchi

 

Capitano Batista Carnesecchi 

 

 

 

Anno 1554 SIENA

 

 

 

Da

Marietta de' Ricci ovvero Firenze al tempo dell'assedio racconto storico di Agostino Ademollo seconda edizione con correzioni e aggiunte per cura di Luigi Passerini

Stabilimento Chiari Firenze 1845

 

 

 

Note del Passerini : nota 17………… pagina 1768……………………….

 

Corse nel 1554 alla difesa della liberta' di Siena , e da Cosimo I fu condannato nel capo e nella confisca.

Passato a militare in Francia fu ucciso in una battaglia contro gli Ugonotti nel 1569.

 

 

Vedi il sito della battaglia di Scannagallo 2 Agosto 1554 : http://www.scannagallo.com/home_index.html

 

 

 

Ribelle

 

Scipione Ammirato : Istorie fiorentine

Istorie fiorentine di Scipione Ammirato ...‎ - Pagina 268

di Scipione Ammirato, Cristoforo del Bianco, Francesco del Soldato - 1827
... Tosinghi C. Gio. Batt. di Gherardo Carnesecchi Corso di Corsi . 283 Cipriano
di Francesco da ...

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Libro Google www.carnesecchi.eu/Storiefiorentine2.pdf da pagina 261 in poi : Da un lungo elenco di ribelli tra cui :

 

Al di 28 di maggio 1555 li 4 infrascr. Furono dichiarati ribelli per essere venuti contro S.E. in servizio dei Franzesi

C.Pietro Pagolo et Niccolo' di Ceccotto Tosinghi

C.Gio.Batt. di Gherardo Carnesecchi

Corso di Corsi

Cipriano di Francesco di Raggiuolo

 

 

 

 

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settembre 1556 ??? Firenze : sopra un caso cavalleresco fra il capitano Francesco dei Medici e l'abate Pandolfo Rucellai

 

 

qui o c'e' un errore sulla data oppure e' assai improbabile si tratti del medesimo

 

 

Libro Google : da pagina 755

 

Opere‎ - Pagina 762

di Benedetto Varchi, Giovanni Battista Busini - 1859
... intervenire ancora il Capitano Batista Carnesecchi, non perché egli si ...
del che di ninno soldato, non che d' nn capitano, non si debbe pensare non ...

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http://www.carnesecchi.eu/OpereVarchi.pdf

 

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anno 1562 : CONFISCA DEI BENI

 

CARTE STROZZIANE :

Privilegio di donazione di più beni già confiscati, al Convento et tesoro comune ". Dato in Pisa , 1 marzo 1562.

I confiscati sono gli appresso ribelli e banditi : Vieri di Giandonato de'Medici, Nieri di messcr Francesco da Puliga, Vincenzio di Piero Taddei, Capitano Giovambatista Carnesecchi, Batista e Carlo di Fazio Giugni , Bernardo di Iacopo Castellani, Francesco di Bartolommeo Benci, Mattio di Paulo delle Macchie, Chiarissimo di Giovanni Falconieri, Luigi di Bartolommeo Modesti da Prato, Vincenzio di Piero Farsi da Decornano, Alessandro di Giovanni Rondinelli, mes- ser Galeotto Giugni, Flaminio di Ruggieri della Casa, Ber- nardo di Raffaello Girolami, Niccolò di Francesco Buonagrazia, Antonfrancesco di Luca degli Albizzi, Pandolfo di Carlo Puccini, Capitano Domenico Gondi, Carlo di Filippo del Be- nino, Filippo di sei* Andrea Rulli, Giovanni d'Andreuolo Niccolino Guglielmo di Pierone Soderini, Nanni di Rustico da Spicchio, Bernardo di Raffaello Corbinclli, Gherardo di Corsino Adimari, Puccio di Rinaldo Pucci, Vincenzio di Piero Taddei, messer Pellegrino di Nieri Bartolini dal Borgo a San Sepolcro , Tommaso di Iacopo da Giustignano , Vincenzio di Maso Scarlatti da Seravezza , Giuliano e Batista di Marco Carfagnini, Vincenzio di Girolamo da Latignano, Vincenzio di Benedetto da Calci, Sandro di Agostino da Vecchialleria.

 

 

 

 

Anno 1566 Roma : Soldato a Roma ; Alcune lettere a Pietro Carnesecchi

 

 

Negli interrogatori del pronotaro Pietro Carnesecchi compare un individuo

………..L'amico mio che mi scrisse credo fusse un mio parente di Carnesechi , il quale si trovava alhora qui soldato in Roma e si chiamava il capitano Battista Carnesechi.

 

…………Interrogatus a quibus haec ipsi domino constituto significabantur , respondit : <<Delle cose mie private ero avvisato da un parente mio , che come altre volte ho detto , si trovava alhora in Roma , chiamato il capitano Battista Carnesechi.

 

 

 

anno 1569 Francia : Assedio di Musidan : sua morte

 

……….Essendo Monsignor D'Angio' andato intorno di un castello tenuto dalle forze dell'Ammiraglio chiamato Musidan , il conte di Brisac , giovane di valore e di fede sincera alla Corona , andando intorno per riconoscere il luogo fu da un moschetto di quei di dentro ucciso , insieme con altri gentiluomini Franzesi e Italiani. E principalmente Fiorentini , il Capitano Battista Carnesecchi , Luigi Alamanni e altri : dolse molto questo danno al Generale , e adirato , prendendosi il castello per forza , non volle si perdonasse ad alcuno , e vi furono tutti uccisi

 

 Istoria de' suoi tempi‎ - Pagina 232

di Giovanni Battista Adriani, Giammaria Mazzuchelli - 1823
... Musidan, il Conte di ... Alamanni e altri ...

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Libro google : www.carnesecchi,eu/storiadeisuoitempi.pdf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ayant appris la mort de son frère aîné, Louis de Pompadour, gouverneur du Limousin, prit congé du duc d'Anjou, et emmena de nouvelles forces au siège de Mussidan.

Le 29me d'apvril, — continue Chevalier de Cablanc, — la ville fut prise d'assault et la garnison se retira dans le chasteau.

Le mesme jour, les nommés Mouraud, autrement Michel Bourgoing, Bertrand dit le prestre de Marsaneys, furent roués à la place de la Claustre, et le frère dudit curé renégat avec Le Bisouard pendus et bruslés.

Le dernier du moys, ceux qui s'estoient retirés dans le chasteau de Mussidan voulurent capituler avec un commissaire de l'artillerie à l'inseu de M. le comte des Cars.

Le lendemain, premier de may, le chasteau de Mussidan fut pris d'assault, et ceux qui estoient dedans passés au fil de l'épée. Le sieur de La Borie assista toujours au siège comme député, et par les soins et la vigilance de M. le maire, le camp fut pourveu abondamment de toutes choses durant le siège.

Sireuil dit qu'une brèche avait été faite tout d'abord aux murailles de la ville :

Voyant ceulx de dedans qu'ils ne pouvoient plus tenir, se retirèrent tous au chasteau et firent brusler toute la ville ; et après avoir faict bresche audict chasteau et y avoir plusieurs foys combattu à l'assault, fust prins le deulxiesme jour de mai et tout ce qu'estoit dedant mys en pièces, homes et femmes, mais ce fust avec grand perte des nostres et de grands, entre attitrés : Monsieur de Brissac, voulant aller recognoistre ledict chasteau y fust tué, dont ce fust ung merveilleusement grand dommage, pour la grand vertu et vaillance qu'estoit en luy ; Monsieur de Pompadour, Rambouillet et aultres capitaines y furent tués. La ville et chasteau dudict Moyssidant ont esté rasés jusques aux fondements.

De Thou cite parmi les officiers tués pendant le siège Baptiste Carnesecchi et Louis Alamani, florentins.

Après la capitulation du château, il se passa un fait bien regrettable. La garnison s'était rendue à la condition d'avoir la vie sauve ; mais, malgré la foi du traité, les soldats catholiques, irrités de la mort du fils du maréchal de Brissac, le vainqueur de Chantegeline, dont quelques mois après, à la bataille de La Roche-l'Abeille, dans un moment de détresse, ils invoquaient encore douloureusement le nom et de la mort du jeune Pompadour, se jetèrent sur les assiégés et les massacrèrent. La mort soudaine de ce dernier, avec "celle de Timoléon de Cossé, comte de Brissac, jeunes seigneurs, amis et compagnons en toutes choses, fut si fâcheuse à supporter à toute l'armée catholique, spécialement aux bandes de deux tant braves colonels, qu'ils taillèrent en pièces tous les assiégés à la sortie du château "

La chanoine Tarde rappelle aussi la fin malheureuse de ce siège célèbre, où :

Les sieurs de Brissac et Pompadour furent tués, qui fut cause que les assiégeans s'opiniastrèrent davantage et si avant qu'ilz contraignirent les assiégés de se rendre vie et bagues sauves. Mais ils n'eurent pas si tôt perdu de voir les murailles que (contre le droit des gens) furent presque tous taillés en pièces par les soldats assiégeans, à cause du despic et colère qu'ils avoient de la mort de leurs colonels.

Les éditeurs des Chroniques de Tarde rapportent en note (page 248) le texte d'une lettre du duc de Montpensier au roi, qui confirme sur presque tous les points les récits de Le Frère, Tarde et Verneilh-Puiraseau, conformes d'ailleurs à celui de Thou. Ce dernier historien avait été l'un des premiers à écrire que " la douleur toute récente de la mort de Brissac qui venoit d'estre tué, fut cause qu'on ne garda point la foy à ceux de la garnison : car à peine eurent-ils perdu la ville de veuë qu'ils furent tous taillés en pièces par le soldat furieux ".

Ainsi que nos collègues le font remarquer, il est intéressant de voir comment ce funeste événement est apprécié par un membre de la famille royale sur le moment même, alors que l'émotion causée par la perte du comte de Brissac et l'exécution de la garnison de Mussidan n'était point encore calmée.

 

 

 

 

Dal web-site :

http://www.guyenne.fr/archivesperigord/SHAP/T30_1903/Mussidan.htm

Source : Bulletin SHAP, tome XXX (1903) pp. 415-429.

MUSSIDAN ET LES GUERRES DE RELIGION

(1562-1569).

Mussidan, ancienne possession de la maison de Gramont et de celle de Caumont La Force, était le siège de la seconde châtellenie du Périgord. Il n'est donc point surprenant que, dès leur première levée de boucliers, les protestants aient cherché à s'assurer de cette place importante.

Le premier qui, dans notre province, leva des troupes " pour la religion prétendue fut un jeune gentilhomme des environs de Bergerac, Armand de Caumont, seigneur de Piles. Avec l'aide de l'avocat La Rivière, qui avait abandonné la barre du présidial pour des luttes moins pacifiques, il se mit à courir le pays.

Encouragé par d'heureux débuts à Bergerac, où, à la tête d'une trentaine de cavaliers, il avait délivré des prisonniers calvinistes, et à Sainte-Foy, dont son lieutenant s'était emparé par surprise, " poursuivant ces commencements, il entreprit sur Mussidan, escalada de nuict la ville et chasteau et s'en rendit maistre "[1]. Les registres mémoriaux de Périgueux nous apprennent qu'il n'était accompagné que " de petit nombre de gens " de sa faction. Quoi qu'il en soit, cette petite ville de la vallée de l'Isle devint dès lors un des rendez-vous des protestants de toute la province.

Blaise de Montluc, lieutenant général de Guyenne, informé de cet événement qui eut lieu dans le mois de février 1562, se préoccupa de remettre la ville et le château de Mussidan en l'obéissance du roi.

A cet effet, il signa une commission, datée d'Agen le 6 mars suivant, de laquelle M. de Roumejoux a publié le texte[2], relative aux moyens d'" oster les seditieulx rebelles désobéissants (au roy) de la ville et chasteau de Mussidan en Perigort, de laquelle ils se seraient emparés. " Il y prescrivait notamment de cotiser les villes et paroisses des sénéchaussées de Périgueux et de Bergerac, en vue de fournir et d'apporter des vivres " au devant led. Mussidan pour l'entretènement des gens d'armes qui seront mis devant icelle ville et conduyte de l'artiliarie. "

Quelques jours plus tard, il envoyait, de Bordeaux, à Jacques André, seigneur du Repaire-Martel, sénéchal du Périgord, l'ordre de lever cavaliers et fantassins, qui seraient placés sous le commandement de son fils le capitaine de Montluc, et, pour leur subsistance jusqu'à l'expulsion des " perturbateurs du repos public ", d'imposer tous les habitants de la sénéchaussée de Périgord de 350 sacs de blé ou d'une somme équivalente, le tout portable à Bergerac chez le capitaine de Peyrarède (31 mars 1562)[3].

La victoire des catholiques à Vergt arrêta pour un moment les prétentions calvinistes (9 octobre), " en laquelle défaite de ceux de la religion nouvelle étant en nombre de dix à douze mille soubs la conduite du seigneur de Duras, chef, moururent environ de quatre à cinq mille, deffaits par le seigneur de Montluc, lieutenant pour le roy en Guyenne en absence du prince de Navarre avec un petit nombre de gens à cheval "[4]. Il sembla même, comme le fait remarquer Verneilh-Puyraseau[5] que les affaires des protestants fussent entièrement désespérées dans la Guyenne, lorsque Clermont de Piles entreprit de les rétablir par des exploits qui, suivant l'expression de Mézeray, surpassent la croyance et presque la vertu humaines.

Après la bataille de Vergt, Montluc et Burie[6], lieutenant du roi, se dirigèrent tout droit vers Mussidan, tandis que l'armée établissait son camp à Grignols, quatrième châtellenie du Périgord qui formait l'apanage d'une branche de la maison de Talleyrand et dans deux ou trois grands villages situés entre Mauriac et Mussidan, où s'était arrêté le duc de Montpensier[7].

L'année suivante, profitant de l'éloignement de Montluc, de Piles et La Rivière " se saisirent de rechef de la ville et chasteau de Mussidan ". Leur intention était d'avoir là une place forte dont ils pussent faire le centre de leurs opérations. Ils s'en emparèrent le 15 janvier 1563. A la faveur de la nuit, de Piles s'était présenté sous les murs de la ville, dont les habitants l'avaient appelé. Il escalada, avec des échelles, les remparts du château dont il surprit la garnison endormie ; il la massacra et, devenu maître du château, il le fut bientôt de la ville. Dès lors, les protestants vinrent en foule le rejoindre[8]. Cette conquête redoubla la terreur qu'inspirait le hardi capitaine huguenot.

Sa présence seule mettait les milices catholiques en déroute, comme cela arriva à Sourzac où, à la tête de quarante chevaux, il défit sans combat le sénéchal du Perigord, que Montluc avait chargé de reprendre Mussidan.

" Comme l'appétit vient en mangeant ", selon l'expression du P. Dupuy, et que l'audace de Piles croissait avec ses succès, celui ci tenta une seconde entreprise contre Bergerac. Un bourgeois de son intelligence ayant pratiqué quelque ouverture aux murailles, il s'empressa d'y faire passer une petite troupe " baillant grand terreur avec plusieurs trompettes et tambours ". La garnison passée au fil de l'épée, les protestants demeurèrent maîtres de la seconde ville du Périgord (12 mars).

Après ces terribles représailles, Piles retourna à Mussidan, pour y presser l'achèvement de nouvelles fortifications et réunit des vivres et des munitions pour mettre la place en état d'opposer une résistance sérieuse au gouverneur de la Guyenne.

Mussidan n'étant qu'à six lieues au sud-ouest de Périgueux, un pareil voisinage n'était pas de nature à rassurer les habitants de cette dernière ville, qui avaient quelque raison de s'attendre aussi à une surprise. " Ils furent, lit-on dans un extrait du Gros livre noir de leurs archives municipales, dans une crainte perpétuelle, faisant garde nuit et jour, tenant la nuit corps de garde, sentinelle, et faisant rondes comme en ville de frontière, sans que personne fût excepté. En quoy faisant, lesdits habitans auroient enduré et souffert beaucoup de maux et pauvretés ".

Les maire et consuls de Périgueux écrivirent à Montluc, " qui témoignoit beaucoup de bonne volonté pour la ville ", afin de le supplier de les délivrer du danger qui les menaçait.

Le maréchal écouta la requête des Périgourdins. Déjà il leur avait envoyé quatre pièces d'artillerie " pour aller assiéger la ville de Mussidan, de laquelle aucuns rebelles et seditieulx cestoient emparés ". " Mais, dit Chevalier de Cablanc, le traité de paix fait à Amboise le 29° mars de ceste année 1563 arresta son projet et non ceux des huguenots, qui les années suivantes continuèrent leurs conspirations ".

Dès la promulgation de cet édit de pacification (17 mai), Pierre de Montluc abandonna son entreprise contre Mussidan, et le chef des calvinistes se retira à son château de Piles, après avoir remis la place entre les mains des catholiques.

Charles de Montferrand, seigneur de Langoiran, qui servait dans l'armée de Montluc, fut chargé d'aller quérir à Périgueux les canons destinés au siège. M. de Roumejoux a également publié la décharge qui en fut donnée par Montluc au sénéchal de Périgord et aux maire et consuls de Périgueux ; elle est datée de Bordeaux le 28 du même mois[9].

C'est pendant cette suspension des hostilités, le vendredi 10 août 1505, que Charles IX, venant de Bergerac, après avoir diné et couché la veille à Longa, " qui est un petit château dans un bois, alla en passant faire son entrée à Mussidan qui est une belle petite ville. Au sortir d'icelle, passa la rivière de l'Isle et alla diner et coucher à Ribérac, qui est un beau et grand village et chasteau sur montaigne "[10].

La paix se trouvait à chaque instant partiellement rompue. Mussidan devint peu à peu un des principaux boulevards du protestantisme. Le clergé, ne pouvant plus y exercer le culte, de même qu'à Bergerac, Sainte-Foy et Montauban, transmit à Montluc les plaintes des catholiques qui, expulsés de ces places, en sollicitaient à grands cris le démantellement.

Le maréchal, qui résidait à Bordeaux, dut se concerter avec des membres du Parlement " pour ensemblement délibérer de ce qui semblerait rester à faire pour la seureté et police du pays ".

Voici en quels termes les conseillers de Roffîgnac, d'Alesmes, de La Guyonnie, Vergoing, d'Escars, Malvyn, les sieurs Laperrière et de Lahot, avocat et procureur du roi, le jurat Louis Roux et lui en référèrent à Charles IX :

Les villes de Bragerac, Sainte-Foy, Mussidan et Montauban, ont servy de retrette et clapier aux rebelles, où ilz se sont assemblez, ont faict toutes leurs délibérations et conjurations contre vostre service et estat, et que si, la première foys, on les eust démantelées et mis les murailles ratz terre, ils n'eussent maintenant eu moyen si facile de s'assembler, ayant toujours lesdictes villes à leur dévotion et commandement, qui est la cause qu'il nous a semblé à tous debvoir donner advis à Vostre Majesté qu'il est très nécessaire, pour oster tous les moyens aus dicts rebelles de plus s'assembler à l'advenir, et pour la seureté et soulagement de vos bons subjects, démanteler les dictes villes de Bragerac, Ste-Foy, Mussidan et Montauban, quand il sera prins, y renvoyer le siège présidial à Périgueux[11].

Ce ne fut qu'après la défaite des calvinistes à Chantegeline, que Montluc put commencer à faire des préparatifs pour chasser de Mussidan les protestants qui étaient définitivement les maîtres absolus de la ville et du château.

Ce fut encore la ville de Périgueux qui, par l'organe de son maire Antoine de Chilhaud, seigneur de Promptsault, pressa le maréchal " de vouloir dénicher les huguenots de Mussidan ". Chevalier de Cablanc donne les raisons de cette insistance. " Le voysinage d'une garnison ennemie si proche de nous ne pouvoit estre que fort incommode à Périgueux. C'est pourquoi il (Chilhaud) ne laissa point ce général desjà bien intentionné en patience qu'il ne luy en eut faict entreprendre la conqueste. "

Vers le milieu de décembre 1568, le sénéchal prit " par composition le château de Montastruc, poste important peu éloigné de Mussidan, qui estoit d'une grosse conséquence pour faciliter la réduction de cette dernière place qu'on avoit résolu ".

Nous laisserons maintenant plus souvent la parole à notre maire-historien, qui va nous faire connaître, dans tous leurs détails, les événements se rattachant aux opérations de ce siège fameux.

La garnison de Mussidan ne s'endormoit pas, écrit Chevalier de Cablanc ; elle faisoit des courses d'un costé et d'autre, et s'en venoit quelquefois jusqu'à nos portes pour faire quelques prises sur nous. Un jour entr'autres, le capitaine Cheylard, qui la commandoit pour la royne de Navarre, s'estant avancé jusques à une lieue d'icy, avec le curé de Marsaneix, fameux renégat, qui s'estoit rendu particulièrement remarquable dans son party par les cruautés qu'il avoit exercée contre les catoliques de Bragerac, son frère Bertrand et les nommés Mouraux du pays d'Angoulmois, nos gens en furent avertis et ne manquèrent pas de sortir sur eux suivant leur bonne et louable coustume.

Le sr de Causé et le capitaine Puyferrat estoient à la teste de nos habitans, quand ils rencontrèrent le party ennemi. Ils ne balancèrent point à les charger, quoiqu'ils fussent en plus petit nombre que l'ennemy et l'inégalité n'empescha pas que la victoire ne se déclara tout entière pour nos gens. Leurs adversaires furent battus et taillés en pièces, et on fit quantité de prisonniers, qui furent conduits à Périgueux, et entre autres un Bisouard et un nommé Leynie, de Mussidan, homme de mauvaise vie. Ceste exécution fut faitte le 9me de mars 1569.

L'avis suivant, donné le même jour par-Saint-Mesme à l'amiral de Coligny, prouve que la garnison de Mussidan avait plus de succès auprès qu'au loin :

Je viens de savoir par deux gentilshommes qui viennent de Mussidan que la garnison dudit lieu deffict d'avant hier tous les soldats qui estoient dans le chastel de Montréal. Monsieur de Piles a pris La Sauvetat et Aimet, qui sont deux petites villes à trois lieues de Sainte-Foy[12].

Le chanoine de Sireuilh relate que sur la fin de ce même mois[13], Montluc se porta sous les murs de Mussidan avec deux ou trois canons, fit bresche à la murailhe de la ville et sans autre exploit leva ledict siège dans peu de jours avec la perte de cent hommes ou environ, qui furent tués ou prins "[14]. Il s'en retourna à Sainte Foy, sur l'ordre du duc d'Anjou, frère du roi, généralissime de toutes les forces catholiques, pour empêcher les Provençaux de passer la Dordogne et s'aller joindre à l'amiral de Coligny.

Après la bataille de Jarnac, Pierre Arnaud, sieur de La Borie, fut député par la ville de Périgueux pour aller au camp du duc d'Anjou : il avait surtout pour mission de " demander avec instance qu'on fit le siège de Mussidan, qui nous incommodoit toujours beaucoup. "

Monsieur, frère du roy, en ayant approuvé le dessein, Monluc, toujours affectionné pour notre communauté, se détermina à luy donner satisfaction et marcha pour aller attaquer Mussidan dans les formes que le comte Des Cars[15] avoit desjà investi par ses ordres.

Dès que Monluc fut arrivé à Longa, proche de ladite ville, il manda à Périgueux qu'on luy envoya les deux pièces de campagne, avec un canonier, de la poudre, des boulets de pionniers et des vivres. En conséquence de quoy, le sieur Marsaguet, consul, se mit en campagne avec le canon et tout le reste, mais estant sur les chemins, il fut contremandé et s'en retourna sur ce que Mr de Monluc ne jugea pas à propos de s'opiniastrer au siège pour ceste fois là.

Le comte des Cars escrivit le 2me d'apvril à Périgueux qu'on se tint sur ses gardes parce que l'ennemy marchoit de ce costé. On receut en mesme temps le mesme avis de la part de M. de La Borie, toujours affectionné pour sa patrie, et qui estoit encore au camp de Monsieur pour poursuivre la résolution du siège, au sujet duquel il obtint de nouveaux ordres pour M. de Monluc, ou quoy qu'il en soit pour M. le comte des Cars en son absence.

Celui-ci ayant leu et veu les dernières intentions de Monsieur, les communiqua à M. le comte de La Vauguyon[16], à qui ils s'adressèrent aussi et tous deux ensemble se préparèrent pour y obéir et se mirent en campagne pour le siège tant désiré.

Le 19me d'apvril, en chemin faisant, M. le comte des Cars assiégea et print Aubeterre par composition.

Le 20me, le sieur de Biron passa à Périgueux et assura les habitants que M. le duc d'Anjou estoit fort satisfait d'eux et de leur conduitte.

Le 23, Mussidan fut assiégé par le M. comte des Cars, notre lieutenant de roy. Le duc de Guise, le comte de Brissac, et plusieurs autres seigneurs de la Cour y vinrent aussy.

Le 24, MM. de La Vauguyon et Timoléon de Cossé, colonel général de l'infanterie franchise, y arrivèrent pour servir dans ce siège soubs les ordres de M. de Monluc.

Et le mesme jour y vindrent aussy MM. de Pompadour, de Biron et de Lude, avec Mr de Montpensier et Mr de Bourdeille, qui ne restèrent pas de nous estre d'un tres grand secours, bien qu'ils n'y fussent qu'en qualité de volontaires.

Toutes les troupes de la ville, le canon, les munitions et les pionniers y arrivèrent en même temps.

Le 27, le sieur de Pompadour fut tué d'un coup de mousquet dans la tranchée ; ce qui fut une grande perte pour Périgueux qu'il affectionnoit beaucoup.

Cossé, comte de Brissac, fut tué tout de mesme le lendemain en voulant recognoistre la brèche. C'estoit le 28me.

Le vicomte de Pompadour était couché à plat ventre sur les tranchées qu'on avait dressées pour couvrir et loger l'artillerie : à peine eut-il le temps de se retourner pour regarder du côté du château, qu'une arquebusade, lui perçant la tête à côté de l'oreille, retendit roide mort. Ainsi pour le comte de Brissac : " Voulant aller recognoistre ledit chasteau ", " encor qu'il eut son casque, très bas et fust fort couvert ", il fut, d'après de Thou, " tué d'un coup d'arquebuse qu'il receut dans la teste, s'étant descouvert le visage sans y penser. Les siens le regrettèrent beaucoup ; car, outre qu'il estoit fils d'un père illustre, il s'estoit déjà fait par sa vertu un chemin aux plus grands honneurs et aux plus hautes dignités, bien qu'il n'eust qu'à peine 26 ans "[17].

Brantôme nous apprend le nom du soldat calviniste qui donna au comte de Brissac le coup mortel :

Un bon soldat perigordin le tua, qui estoit dedans, qu'on appeloit Charbonnière, lequel avoit esté à moy et de ma compagnie et estoit un des meilleurs et plus justes harquebuziers qu'on eust sceu voir, et ne faisoit autre chose léans, sinon qu'estant assis sur un petit tabouret (et la plus part du temps y disnoit et souppoit), regardant par une canonnière[18] que tirer incessamment, et avoit deux harquebuz à rouet et une à mesche, et sa femme et un vallet près de luy, qui ne luy servoient que de charger ses harquebuz et luy de tirer, si bien qu'il en perdoit le boire et le manger. Il fut pris ; Monsieur, frère du roy, le voulut voir, et, pour avoir tué un si grand personnage, commanda qu'il fust pendu. J'avois grand'envie de le sauver, (mais je ne peux, encor que je l'eusse faict esvader une fois par une fenestre, mais il fut repris), bien que j'eusse un très grand regret dudit comte, car je l'aymois bien, aussi m'aymoit-il[19].

Brantôme ajoute :

On disoit aussi que ce soldat avoit tué l'aisné Pompadour auparavant, lequel estoit très brave et vaillant gentilhomme, et que le comte de Brissac aymoit bien fort ; et ledict Pompadour avoit commandé audict soldat et l'aymoit et l'avoit mené à Madère[20]. Voilà comment nous sommes bien souvent traictés de ceux qus nous aymons.

Ainsi périrent, à la fleur de l'âge, ces deux jeunes officiers, qui avaient déjà donné des marques de leur valeur en plusieurs rencontres. Brissac fut enterré dans la chapelle du château de Longa, où son tombeau se trouve encore[21].

Ayant appris la mort de son frère aîné, Louis de Pompadour, gouverneur du Limousin, prit congé du duc d'Anjou, et emmena de nouvelles forces au siège de Mussidan.

Le 29me d'apvril, — continue Chevalier de Cablanc, — la ville fut prise d'assault et la garnison se retira dans le chasteau.

Le mesme jour, les nommés Mouraud, autrement Michel Bourgoing, Bertrand dit le prestre de Marsaneys, furent roués à la place de la Claustre, et le frère dudit curé renégat avec Le Bisouard pendus et bruslés.

Le dernier du moys, ceux qui s'estoient retirés dans le chasteau de Mussidan voulurent capituler avec un commissaire de l'artillerie à l'inseu de M. le comte des Cars.

Le lendemain, premier de may, le chasteau de Mussidan fut pris d'assault, et ceux qui estoient dedans passés au fil de l'épée. Le sieur de La Borie assista toujours au siège comme député, et par les soins et la vigilance de M. le maire, le camp fut pourveu abondamment de toutes choses durant le siège.

Sireuil dit qu'une brèche avait été faite tout d'abord aux murailles de la ville :

Voyant ceulx de dedans qu'ils ne pouvoient plus tenir, se retirèrent tous au chasteau et firent brusler toute la ville ; et après avoir faict bresche audict chasteau et y avoir plusieurs foys combattu à l'assault, fust prins le deulxiesme jour de mai et tout ce qu'estoit dedant mys en pièces, homes et femmes, mais ce fust avec grand perte des nostres et de grands, entre attitrés : Monsieur de Brissac, voulant aller recognoistre ledict chasteau y fust tué, dont ce fust ung merveilleusement grand dommage, pour la grand vertu et vaillance qu'estoit en luy ; Monsieur de Pompadour, Rambouillet et aultres capitaines y furent tués. La ville et chasteau dudict Moyssidant ont esté rasés jusques aux fondements.

De Thou cite parmi les officiers tués pendant le siège Baptiste Carnesecchi et Louis Alamani, florentins.

Après la capitulation du château, il se passa un fait bien regrettable. La garnison s'était rendue à la condition d'avoir la vie sauve ; mais, malgré la foi du traité, les soldats catholiques, irrités de la mort du fils du maréchal de Brissac, le vainqueur de Chantegeline, dont quelques mois après, à la bataille de La Roche-l'Abeille, dans un moment de détresse, ils invoquaient encore douloureusement le nom et de la mort du jeune Pompadour, se jetèrent sur les assiégés et les massacrèrent. La mort soudaine de ce dernier, avec "celle de Timoléon de Cossé, comte de Brissac, jeunes seigneurs, amis et compagnons en toutes choses, fut si fâcheuse à supporter à toute l'armée catholique, spécialement aux bandes de deux tant braves colonels, qu'ils taillèrent en pièces tous les assiégés à la sortie du château "[22].

La chanoine Tarde rappelle aussi la fin malheureuse de ce siège célèbre, où :

Les sieurs de Brissac et Pompadour furent tués, qui fut cause que les assiégeans s'opiniastrèrent davantage et si avant qu'ilz contraignirent les assiégés de se rendre vie et bagues sauves. Mais ils n'eurent pas si tôt perdu de voir les murailles que (contre le droit des gens) furent presque tous taillés en pièces par les soldats assiégeans, à cause du despic et colère qu'ils avoient de la mort de leurs colonels[23].

Les éditeurs des Chroniques de Tarde rapportent en note (page 248) le texte d'une lettre du duc de Montpensier au roi, qui confirme sur presque tous les points les récits de Le Frère, Tarde et Verneilh-Puiraseau, conformes d'ailleurs à celui de Thou. Ce dernier historien avait été l'un des premiers à écrire que " la douleur toute récente de la mort de Brissac qui venoit d'estre tué, fut cause qu'on ne garda point la foy à ceux de la garnison : car à peine eurent-ils perdu la ville de veuë qu'ils furent tous taillés en pièces par le soldat furieux ".

Ainsi que nos collègues le font remarquer, il est intéressant de voir comment ce funeste événement est apprécié par un membre de la famille royale sur le moment même, alors que l'émotion causée par la perte du comte de Brissac et l'exécution de la garnison de Mussidan n'était point encore calmée.

Sire, je ne puys que avecques ung extrême regret et desplaisir vous dire la perte de M. le comte de Brissac et combien elle est plaincte par tous les gens de bien de deçà et principalement de Monseigneur vostre frère, mays ce n'est sans grande occasion ; car il estoyt des plus affectionnez au service de vostre couronne et personne dont l’on avoyt beaucoup de bonne espérance et se qui en faict plus de mal est que ce malheur soyt advenu en lieu de si peu de respect et où il nestoyt besoing qu'il se présentast à tyeul hazart, si esse que à la fin il a esté cause de la ruyne de ceux de dedans Mussidan, car les cappitaines et gens de guerre de devant, touchez d'un extrême regret, se sont jettez à coup perdu de fason qu'ils ont pris ville et chasteau dassaut et ont taillé en pièces tout ce qu'ils y ont trouvé sans quil sen soyt réchappé ung tout seul, ce qui servira d'exemple à ceulx des autres places quy tiennent contre vous et de la voye que l'on tiendra par cy-après contre eulx, au moyns si j'en suys creu, ne sachant autre moyen pour en avoyr la raison, ce quil me semble vous debvez commander...

Du camp de Villeboys, ce premier jour de may (1569).

Vostre très humble et très obéissant subject et serviteur,

Loys de Bourbon[24] .

On remarquera qu'il n'est pas question dans cette lettre de la capitulation de la garnison. Quant au massacre, il n'aurait pas été aussi général que le duc de Montpensier l'écrivait à Charles IX. L'abbé Nadaud prétend que le baron de Laurière (Louis de Pompadour) s'y était opposé formellement parce qu'ils (les assiégés) s'étoient rendus sur sa foi et qu'il avoit le bruit de tenir ce qu'il promettoit entre tous ceux de ce temps qui suivoient les guerres "[25].

Quoi qu'il en soit, Michel Montaigne, qui, peu éloigné du théâtre de ces déplorables événements, employait alors les loisirs de sa retraite à écrire ses immortels Essais, fait de ce manque de foi le sujet philosophique d'un des chapitres de son livre[26], et n'a pas laissé d'y exprimer de sages réflexions.

Je veis dernièrement en mon voisinage de Mussidan, écrit-il, que ceulx qui en feurent deslogez à force par nostre armée, et aultres de leur party, crioyent, comme de trahison, de ce que pendant les entremises d'accord, et le traicté se continuant encores, on les avoit surprins et mis en pièces ; chose qui eust eu à l'adventure apparence en aultre siècle. Mais, comme je viens de dire, nos façons sont entièrement esloingnées de ces règles ; et ne se doibt attendre fiance des uns aux aultres, que le dernier sceau d'obligation n'y soit passé ; encores y a il lors assez à faire: et a tousjours esté conseil hazardeux, de fier à la licence d'une armée victorieuse l'observation de la foy qu'on a donnée a une ville, qui vient de se rendre par doulce et favorable composition, et d'en laisser sur la chaulde, l'entrée libre aux soldats.

Chevalier de Cablanc achève ainsi son récit du dernier siège de Mussidan :

Le quatrième de may, Mrs les maire et consuls furent jusques à Marsac au devant de Mr le comte des Cars et de La Vauguion, qui firent chanter le Te Deum à Périgueux et furent conduits l'après dinée jusques à Chasteau-L'Evesque par Mrs les maire et consuls qui s'en retournèrent ensuite. Mais le sieur de La Borie suivit le comte des Cars jusques au camp de Monsieur, près duquel il restoit toujours député jusques à ce qu'il eut obtenu la démolition de Mussidan, qui luy fut accordée bientôt après.

Ainsi se trouve confirmé le fait du rasement dont François de Sireuil nous a parlé plus haut.

A. DUJARRIC-DESCOMBES.

PIÈCE JUSTIFICATIVE.

Lettre de Montluc pour imposer trois cens cinquante sacts de bled froument.

Blaize de Montluc, seigneur dudict lieu, chr de l'ordre du roy, cappne de cinqte hommes darmes de ses ordonnances et lieutenent general de Sa Maiesté au gouvernement de Guyene en absence de Monsieur le prince de Navarre, au senal de Perigort, salut. Comme pour remettre en l'obeyssance du roy la ville et chasteau de Mussidan et fre vivre les habitans dicelles et du pays de Perigort en paix et transquillité, lesquels sont troublés, fâchés et opressés par les rebelles et seditieulx qui, par surprinse, se sont emparés de lad. ville et chasteau de Mussidan, icelluy occuppent contre l'authorité et maiesté du roy, de jour a aultre augmentent leurs forces et font plusieurs coursses sur le plact pais et lieulx circonvoisins, tenant en crainte à leur subjection le comung populaire, le voulant contraindre par force venir contre leur naturel en leur réprouvée religion, faisant plusieurs sacagemens, pilleries, voulleries et meurtres tant en personnes qu'ils trouvent en chemins publicqs que aux maisons, et emprisonnent et arrestent par force et viollance plusieurs personnages noutables qui vouyagent et sont contraincts pour le debvoir de leurs estats, charges et affaires, vouyager et passer ès envyrons de lad. ville de Mussidan, et quelques semonces qui leur ayent esté faictes, aulcunement ne se sont vouleus retirer, ains de pis en pis journellement continuent exécuter leurs folles entreprises ayant faict brusler plusieurs maisons mesmes ès environs dud. Mussidan, qu'est la toutelle ruyne des pouvres gens et se jactent pis faire. Pour à quoi obvier et pour extirper et rompre l'entreprinse de telz séditieux et rendre la paix paisible et en l'obeyssance du roy, ayt esté requis assembler plusieurs forces tant de gens de pied que a cheval et ayons bailhé pour cest effect la charge et conduite au capitaine Montluc de douze enseignes, aux gens de laquelle compaignie est besoingt et nécessaire faire fournir de vivres jusques à ce que lesd. séditieux et perturbateurs du repos public se soient retirés et laissés les armes ou autrement y soit pourveu. Pource est-il que nous vous mandons et très expressément enjoignons que incontinant les présentes receus vous ayez esgaller, cothizer et départir le plus justement que faire se poura, le fort portant le foyble, sur tous et chascuns les manans et habitans de notre séneschaucée de Perigort, exempts et non exempts, privilégiés et non privillégiés, attendu la faire qui soufre et nécessité des afaires, la quantité de trois cens cinquante sactz de bled froment ou la somme de deniers équipoulants a la valeur dudict bled a pris raisonnable et appressiation que en sera faicte par vous appelle deux bourgeoys de lad. ville ou veu le rapport des merchants faict du prix de la vente dudict bled au marché et icelluy bled ou deniers faire mener et conduire et rendre en la ville, de Bragerac entre les mains de Jehan Peyrarède, cappitaine dicelle ville, le plus tost que fre se poura et aux moindres frais et soulaigement du peuple et, le deppartement faict, seront les couthizés contraincts au payement chacun de leur taux et cothization par toutes voies et manières deues et raisonnables, et comme il est acoustumé faire par les propres deniers et affaires du Roy, nonobstant toutes exemptions, privillèges, oppositions ou appellations quelconques et sans préjudice dicelles de ce fre, vous avons donné et donnons pouvoir, mandement et commission, mandons et commandons au premier sergent royal ou de hault justicier premier sur ce requis signifier par tout où besoingt sera les présentes et mettre à exécution les contrainctes que par vous seront sur ce expédiées, et à tous subjectz du roy que a vous et auxd. sergens ce faisant obeyssent, donnent faveur, ayde et prison, si mestier est et requis en sont sur peyne de desobeyssance. Donné à Bourdeaulx le pénultième jour de mars mil cinq cent soixante deux.

Et, plus bas, par commandement de mondict seigneur : La Place, et scellé du sceau dud. seigneur.


[1] Chevalier de Cablanc, Histoire de la Ville de Périgueux, MS. II.

[2] Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, XI, 304.

[3] Nous donnons ci-après le texte inédit de ces lettres de Montluc.

[4] Registres mémoriaux de l'hôtel-de-ville de Périgueux.

[5] Histoire politique et statistique de l'Aquitaine, II, 414.

[6] Charles de Couci, seigneur et comte de Durie, chevalier de l'ordre du roi et son lieutenant, général au gouvernement de Guyenne, se rendit célèbre par sa valeur et par sa fidélité à ses souverains.

[7] Montluc, Commentaires, livre V.

[8] A. de Roumejoux, Essai sur les guerres de religion en Perigord (1551-1598).

[9] Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, XI, 396.

[10] Marquis d'Aubais, Pièces fugitives pour servir à l'histoire de France,: Voyage de Charles IX en France.

[11] Archives historiques de la Gironde, XIX, 321.

[12] Bulletin de la Société historique et archéologique de la Charente, 1870, p. 225.

[13] Et non au mois de mars 1562, comme l'a avancé M. de Roumejoux.

[14] Journal de François de Svreuilh, chanoine de Saint-André de Bordeaux, archidiacre de Blaye, de l'an 1568 à l'an 1585, publié par M. Clément-Simon, p. 22-3.

[15] Jacques Pérusse, seigneur des Cars, chevalier de l'ordre du roi, combattait vaillamment pour le roi contre les protestants. En 1562, il était à Montignac-le-Comte ; en septembre 1568, à Gramat en Quercy. Après la prise de Mussidan, où il avait une compagnie d'hommes d'armes, étant gouverneur du Périgord, il garda les passages de la Dordogne.

[16] Jean de Pérusse des Cars, prince de Carency, comte de La Vauguyon, avait été, en 1560, lieutenant de Guyenne en l'absence du sieur de Burie, lieutenant du roi de Navarre au gouvernement de Guyenne, et sous le commandement duquel il avait eu, en 1562, une compagnie de cavalerie. Le 9 mars 1565, on le trouve à Bergerac.

[17] Histoire de Monsieur de Thou des choses arrivées de son temps, tome III, page 242.

[18] Embrasure de canon.

[19] Grands capitaines français, édit. Lalanne, VI, 133-4.

[20] Jean de Pompadour avait fait partie d'une expédition dirigée en 1568 par Pierre Bertrand de Montluc, qui fut tué dans une descente à Madère. L'abbé Nadaud raconte que ce l'ut lui qui avait reçu l'ordre d'assiéger le château d'Aubeterre, qu’incommodoit fort l'Angoumois, le Poitou et la Saintonge... " Il avait réduit les assiégés à une telle extrémité qu'ils s'étaient rendus à discrétion. Il les avait traités fort humainement contre la coutume d'alors. Il avait envoyé à Pompadour le seigneur, sa femme et ses enfants, les avait fait traiter honorablement et renvoyer quelque temps après, sous le serment qu'ils lui avaient fait d'être dorénavant bons serviteurs du roi.

[21] M. de Roumejoux, loc.cit.

[22] Le Frère, La vraie et entière histoire des troubles et guerres civiles advenues de notre temps pour le fait de la religion tant eu France, Allemagne que Pays-Bas.

[23] Chroniques, page 247.

[24] Lettre tirée du fonds Fontaneau, à la Bibliothèque nationale, n° 318-9.

[25] Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges, II, p. 418.

[26] Montaigne, Essais, chapitre VI : L'heure des parlements dangereuse.

 

Historiarum sui temporis libri CXXXVIII, Volume 2

Di Jacques-Auguste de Thou

Baptista Carnasecus et Ludovicus Alamannus florentini

 

 

 

 

 

 

 

DOVREBBE ESSER ESISTITO UN CAPITANO GIOVAN BATTISTA OMONIMO E CONTEMPORANEO : 5 SETTEMBRE 1556

 

 

 

Magnifico e Maggior mio.

Mando a V. S. la informazione che mandai a S. E. Illustrissima,perchè avevo dato allo Abate, e l ' affronto fatto con quelli sua al Canto alla Paglia , e Usuo Discorso, e una Oppenione che ci dicesti che ve l ' aveva data il Tombano in favore dell' Abate, e la Risposta che fate a certe Obbiezioni mandate da Roma, che non ho, però non le mando, e così le Parole che Messer Antonio Bracci mi propose, e quelle che si mandorno al signor Abate sotto la lettera di S. E., ed ancora la lettera. Altro non mi trovo : l ' ultima lettera dallo Abate scritta al Duca è in cancelleria, la prima la porto il Reverendissimo di Cortona. Se potrò verrò infin costì, se non, mi vi scusi. Di Casa adì 5 di Settembre i556. E mi raccomando ; di grazia, se ne abbi cura, perchè non mi resta niente.

V. Francesco Medici.

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INFORMAZIONE DEL CAPITANO FRANCESCO DE' MEDICI A SUA ECCELLENZA ILLUSTRISSIMA.

Illustrissimo ed Eccellentissimo Signor mio.

Per narrare il caso a V. E. Illustrissima perchè mi sia mosso a dare uno schiaffo al signor Abate de'Rucellai, lo diro più brevemente che mi sarà concesso.

Quando tolsi moglie, in casa di mia suocera e a lui zia praticava in casa sua una Lena moglie di Bernardo Ciacchi, la quale Fiorenza la tiene donna di mala fama ; pregai subito mia suocera che ci dovesse avere considerazione, mi dette parola, ed io ebbi pazienza. All' ultimo, Messer Lorenzo mio fratello e 'l suddetto Abate se la menomo in Valdarno alla sua pieve , e lì se la tennono un mese vel circa ; al ritorno di questa io mi risolvei non volere che per niente la praticassi con mia mogliera, del che mio fratello e lui cominciorno a starmi grossi; e io avendo fede s'avessono a riconoscere, sono stato cheto, parendomi che fissino per la strada torta. L'Abate comincio a operare contro a Madonna Manetta e dirne male e far peggio, tale che Monsignor della Casa , il quale aveva due benefizi in nome suo , che gliele aveva fatto mettere Luigi Rucellai fratello di detta donna , e voleva che detta ne tirasse l ' entrate, come fece certi anni , e questo si pruova per lettere che si truova questa donna di suo fratello e d'uomini che stavano seco, gli furono tolti. Ora la detta li pare che le sia fatto torto, e comincia a chiedere loro le spese che ella ha fatte a tre sue sorelle, a lui e due fratelli molti anni. Al chiedere questo si finisce l ' amicizia e la parentela, e viensi alle ingiurie più obbrobriose che si possano dire a donna. Viene che la sorella si marita a Alfonso Strozzi, e farinosi le nozze, e non vi "'invita nè la zia nè mia ritoglierà, allevata con la sposa, e da lei, sì come intendo, disiderata , e come si verifica per la fine: cosa a Fiorenza usata, di lassare sì stretti parenti, quando hanno tacca d'infamia, o quando si vuole che si creda ; e io pazientissimo , benchè, come V.E.puo conoscere, mal volentieri, toccandomi troppo gagliardamente, ed essendo le cose delle donne troppo tenere. Iermattina viene a casa mio suocero un servitore d ' Alfonso Strozzi a pregare mia suocera e mia mogliera che vadano a vedere sua moglie , perchè sta male, che ha grandissimo disiderio di vederle ; e così vanno a fare detta visita: rincontranvi l'Abate , e dice loro in sustanzia che le se ne vadano , che non vuole che le facciano detta visita; fu replicato parole; con fatica l ' andorno in camera dell' ammalata; che sentendolo , mi parve troppo gran carico a mandare per una mia moglie, e poi cacciarla via ; e avendo avuto il primo affronto "] che verifica il secondo, perchè sono fatti che non si possono coprire con adornamenti di parole ; e anco pare che volesse fare la vendetta della suddetta Lena ; a lui , il più chefusse, doveva essere sua favorita. Non mi parendo poter sopportare questa discortesia, e vinto dalla collera,per manco male gli detti una ceffata ; e ora sono qui all' Ofizio de' Signori Otto chiamato da loro, e mi raccomando a S. E. Illustrissima.

 

MODO DI DARE ALLO ABATE, E AFFRONTO FATTO A FRANCESCO DA UOMINI DELL'ABATE.

Subito che mi fu detto che l ' Abate aveva fatto Vaffronto a quelle donne, non disaminai troppo minutamente, ma feci portare da magnare pieno di fastidio ; e subito magnato, uscii di casa per consumare tanto dispiacere, e me n'andai in piazza, più per trovare chi mi facesse stare allegro che per altro, e trovai il Capitano Batista Carnesecchi, il quale, come i mia amici sanno, burlo con più sicurtà con lui che con altri; e dipoi trovai Filippo Mannelli amicissimo mio, e lo pregai più d'una volta che mi menasse a spasso perchè quel giorno n aveva necessità : mi rispose che voleva andare per insino al banco de' Bandini, e poi mi merrebbe. Arrivammo in Mercato Nuovo: lui entro nel banco suddetto, e noi dua restammo a sedere in su la banca di fuori: uscì, e mi disse : aspettatemi qui, ch'io voglio andare a bottega mia, e tornerò ora; e così facemmo. Torno, e così e inviammo tutti a tre, dove detto Filippo si dirizzo. Nello uscire di Mercato Nuovo viddi l Abate che parlava con Mastro Andrea Pasquali: gli andai a rincontro e gli dissi: Abate, che v' ho io fatto ? e non potetti finire che la collora mi fece alzare una mano, e gli detti dna ceffata, e gli dissi, che la sua ricchezza nè la signoria del fratello non mi facevano cagliare, che si doveva pur rimanere d'assassinarmi, e che farei quistione con l ' uno e con l ' altro. Disse molte cose che non lo intesi, ma mi ricordo bene che disse, che era prete e che non era atto a fare quistione, ma in nome di Dio .... E io sempre camminavo per la mia strada , allontanandomi da esso per non sentire cosa che più mi dispiacesse, per non fargli peggio; e così me n andavo a casa : e quando sono al Canto alla Paglia veggo di lontano l ' Abate accompagnato da quattro Bolognesi e un Volterrano ; subito m indovinai volessino fare quistione ; accostatomi a loro per spazio ragionevole, messi mano alla spada; tre di loro vennono più innanzi che li dua con l ' arme in mano ; uno disse che voleva far questione meco; e

io li dissi che volevo fare, dimandandoli se avevano a far soli : non so se m intesono, ma io non intesi già loro, se non il menar delle mani; così si stette un poco alle mani, tanto che fummo divisi, e così m andai a casa a mettermi il giaco e le maniche, perchè uno degli tre si vedeva che l'aveva , e uscii fiora per riaffrontarli; trova'li in piazza, luogo di franchigia, e lì si stette per insino a un ora di notte; non uscirono di piazza; e così si sta.

 

PARERE SUL CASO DELLO SCHIAFFO DATO DAL CAP. FRANCESCO DE' MEDICI All' AB. De' RUCELLAI.

Il Capitano Francesco de' Medici nobile fiorentino avendo, come si può vedere per una informazione da lui fatta quando era sostenuto dal Bargello, e mandata allo Illustrissimo ed Eccellentissimo signor Duca di FU renze , sopportate più tempo alcune in giurie fattegli dal signor Abate Messer Pandolfo Rucellai, anch'egli nobile fiorentino e suo parente , in persone per le quali era tenuto doversene risentire se detto Abate non fusse stato persona ecclesiastica , fu ultimamente dal medesimo Abate nelle medesime persone gravemente offeso; onde egli non sappiendo che fare sidevesse, perchè dall'uno de' lati giudicava di non potere onoratamente nè devere, secondo le leggi e lo stile di cavalleria, contra uno che professione di arme non facesse, risentirsene , s uscì, per isfogare l'ira , di casa tutto pieno di collera , e trovato a sorte in piazza il capitano Batista Carnesecchi, col quale egli suole più che con alcuno altro familiarmente motteggiare, entrò seco in ragionamenti; e vedendo passare Filippo Mannelli suo amicissimo, chiamatolo a se gli disse: Di grazia, menami oggi a spasso in alcun luogo a passare fantasia ; Filippo gli rispose, che volentieri, ma che prima gli bisognava dare alcune lettere, che avea in mano , a' Bandini, ed andare infino al suo banco; il che fatto, s'avviarono tutti e tre per andare dove a Filippo piacesse di menarli. Ed appunto nell' uscire di Mercato Nuovo riscontrarono l'Abate, il quale favellava con Maestro Andrea Pasquali ; laonde il Capitano Francesco , mosso dall'impeto dell'ira, se gli accostò e gli disse: Abate, che v ho io fatto, che voi ... ? e vinto dalla collera, senza seguitare più o!tra, gli diede una ceffata , soggiugnendo che nè le sue ricchezze nè la signoria del fratello lo facevano cagliare, e che si dovesse rimanere d'assassinarlo, altramente farebbequistione coll' uno e coll' altro. L' Abate disse molte cose, e fra quelle che il Capitano intese fu : Io son prete, e iu,n mi si conviene far quistione ; ma al nome di Dio, noi siamo in Firenze, ed altre parole che il Capitano non intese , perchè per non intendere cosa la quale per avventura lo costringesse a far più di quello che fatto avea, s'andava allontanando da lui. E così andandosene dipoi a casa, quando fu vicino al Cauto alla Paglia vide F Abate di lontano , accompagnato da cinque persone tutte con l'arme, dei quali quattro n'erano Bolognesi ed uno Volterrano ; perchè il Capitano immaginandosi quello che era, cioè, che costoro venissero per far quistione seco, pose mano all'arme. Tre di loro, venuti alquanto più innanzi che gli altri, sfoderarono le spade, ed un di questi, chiamato Messer Ercole Pasolino, disse al Capitano che voleva far questione seco. Il Capitano, che aveva anco egli fuora la spada e il pugnale , rispose eh' era contento, e dimandò se avevano a far soli; non sa se fu inteso, perchè o non gli fu risposto , o non intese la risposta : e badando a menare le mani con Messer Ercole, stando gli altri dintorno con l' arme ignude in mano ; ed il Capitano Batista Carnesecchi medesimamente, perchè Filippo subito dopo il caso del signore Abate s'era partito; furono dal conte di Gaiazzo e dal marchese di Massa, che s'abbatterono a passar di quivi, divisi, senza che alcuno di loro fussi ferito , sebbene andò attorno una voce falsa, che il Capitano avesse rilevato una coltellata, chi diceva nella coscia, e chi un una gamba, Il Capitano avendo veduto che uno de' tre aveva il giaco e le maniche, andato a casa e messosi il giaco e le maniche anch'egli, uscì fuora con animo d' affrontarsi di nuovo; e trovatogli in piazza di S. E. L, la quale, come ognuno sa, è franchigia, si stette quivi aspettando se uscivano infino a quasi un'ora di notte; nel qual luogo ebbe un cavalluccio de' Signori Otto , il quale levava l' offese dall' una parte e dall' altra sotto pena di fiorini duemila: e questo fu il sabato sera. La domenica mattina fu citato agli Otto e sostenuto, nè prima fu licenziato che dopo sei giorni, dando mallevadore di rappresentarsi ogni volta che a loro Signorie piacesse , e di pagare tutta quella condennagiojie che fatta gli fusse.

Stando le cose nella maniera che se detto di sopra, sono stato caldamente richiesto da persona cui non posso nè debbo mancare, che io debba dire il parere e 1 oppenione mia, se tra costoro si può fare onorata niente pace, ed in che modo. Alla qual cosa prima che si risponda, mi pare che si debba vedere in qual grado d onore si ritruova ciascuno di questi tre: il signor Abate, il Capitan Francesco, e Messer Ercole. Ed innanzi cu' io faccia questo, voglio dire e quasi protestare che non faccendo io professione d'armi nè di dare simili giudizi, non inteudo di pregiudicare in modo alcuno a persona veruna ; dirò bene liberamente tutto quello che a me parrà che si convenga e sia vero, secondo la Filosofia morale, alla quale sola prima e principalmente appartiene trattare dell'onore e dell'ingiurie, e per conseguenza del duello e delle paci. E perchè so che molti sono di contrario parere, dico che non importa in questo luogo disputare a chi ciò s' appartenga ; importa bene sapere che tutti coloro che ne favellano , o filosofi o dottori o soldati che siano, debbono, trattandosi dell'onore, che più si stima dagli uomini da bene e valorosi che la vita propia, considerare beoe quello che dicono, e non pendere più da questa parte che da quella; e chimiche altramente fa, oltra il gastigo che gli si verrebbe per le leggi civili e canoniche, incorre ancora, secondo l'uso e lo stile cavalleresco , in infamia ; e così mentre cerca o di dare o di torre l'altrui onore falsamente, perde giustamente il sua Onde, s'io non sono del tutto ingannato, grandissimo obbligo ha il mondo , ed infinite grazie deve rendere a Messer Girolamo Muzio, il quale primo, per quanto sappia io, n' ha favellato e scritto non solo con eloquenza , ma con giudizio e con verità ; ed il medesimo dico di Messer Giovambatista Posse vino; anzi tanto maggiormente, quanto il Muzio si fonda per lo più sopra l'uso e la pratica, ed il Possevino sopra la ragione ela politica de' costumi.

Ma tornando al proponimento nostro, dico che l'Abate può in questo caso chiamarsi offeso, ma incaricato no; ch'egli sia offeso conosce ognuno apertamente da se, per lo schiaffo da lui ricevuto; che egli non sia incaricato non conosce già ognuno, ma soli coloro i quali qual differenza sia dall' offesa al carico conoscono ; la quale è questa , che tutti gli uomini possono offendere tutti gli altri uomini, e da tutti gli uomini essere offesi, o di parole o con fatti; dove ni uno non può incaricare alcuno nè essere da alcuno incaricato nè di fatti nè con parole, il quale professione d' arme non faccia ; anzi non basta essere soldato a voler potere o incaricare oessere incaricato, ma bisogna essere soldato vero e legittimo , cioè uomo d'onore e netto da tutte le macchie che n'apportano infamia. Dalle cose dette si vede manifestamente che sebbene il Capitano, quanto alla persona sua, per lo esercitare egli l'arte della guerra ed essere nel mestiero dell'armi onoratissimo, è atto ed abile a potere incaricare, non però è l'Abate, quanto alla persona sua , facendo professione tutta diversa dalla guerra e dall'armi , abile ed atto a potere essere incaricato. E , per dirlo ancora più chiaramente, niuno può essere incaricato, il quale non possa eziandio alla pruova dell' armi ed al duello esser chiamato. Ora il non poter esser chiamato a duello ed alla pruova dell' armi può procedere universalmente da due cagioni : perchè ad alcuni è ciò vietato per mancamento loro, e questi sono tutti quegli che per le brutte opere loro sono notati d' alcuna grandissima infamia; e ad alcuni è concesso per privilegio, e questi sono tutti coloro che di lettere fanno professione, e principalmente i sacerdoti, i quali non che combattere , non possono stare a vedere chi combalte. Onde appare chiaramente che l' Abate non potendo chiamare uè dovendo esser chiamato a duello, non può essere incaricato. E se alcuno dicesse, a ciascuno esser lecito rinunziare a'favori e privilegi suoi, onde un prete, rinunziando, potrebbe chiamare a duello, si risponde, ciò non esser vero, perchè quelli privilegi soli si possono rinunziare, i quali alle persone dati sono e non agli ordini ; e questo è uno di quegli che agli ordini si danno e non alle persone, essendo un carattere, come dicono i dottori, impresso nell' ossa. Il perchè gran senno fece l'Abate, e grande commendazione merita nella risposta sua , nè poteva meglio rispondere che dire : lo son prete, a me non si conviene, ec. E dunque chiaro che all' Abate rimanga l' offesa , essendo stato percosso,ma non già il carico, non avendo perduto punto d'onore. Alle ragioni dette si potrebbe aggiuguere, per non lasciare nulla indietro, che l' offesa fattagli non solo fu con superchieria, ma con doppia superchieria, prima, perchè essendo egli senza arme e non si guardando, fu offeso da chi aveva l'arm?; poi, essendo egli con un medico disarmato, fu offeso da chi aveva in sua compagnia un Capitano armato, per non dir nulla di Filippo Mannelli, il quale non esercita il mestiero della guerra, oltre che egli è tanto amico ed affezionato al signor Abate, che se saputo l'avesse, a niun patto, come ho inteso poi da lui medesimo, vi si sarebbe trovalo. Ora chi offende con semplice soperchieria, non che doppia , fa bene carico grande non già a colui a cui è fatta l'offesa, ma a colui che la fa. E se alcuno mi domandasse perchè io dico tante volte offesa ed offeso,?, non mai ingiuriato ed ingiuria, sappia che avendo avulo il Capitano cagione da una parte di fare quello che fece, anzi molto più, se a persona fatto l'avesse non privilegiata, io giudico che cotale atto si debbia anzi offesa chiamare che ingiuria. Ed a chi dimandasse quali sono queste cagioni che giustamente mossono il Capitano, si risponde, che per ragionevole rispetto, dovendosi nominare nobilissime donne e d'onore, si taccioDo; è ben presto il Capitano, ogni volta che all'Abate piaccia, di palesarle. Conchiudiamo oggimai, che l' avere il Capitano dato lo schiaffo all'Abate, sebbene gli ha fatto offesa, non però gli ha fatto vergogna alcuna, anzi nè scematogli punto d' onore , talmentechè levata l'offesa , si rimane qual era prima.

Quanto al Capitano, sebbene gli sono amicissimo, per conoscerlo persona sensitiva si, ma giusta nondimeno e ragionevole molto, e che oltra l'essere coraggioso e pieno di valore, ama maravigliosamente la verità e l'onore, tuttavia io per me non saprei da qual lato difenderlo da ogni colpa o difetto, non si potendo negare che egli non abhia mancato. Conciosiacosachè egli, non ostante che l' Abate gli avesse fatto tutte l'ingiurie del mondo, sebbene gli avesse ammazzato suo padre, non doveva con quel modo procedere col quale è proceduto , secondo lo sti!e della cavalleria; e se non tanto l'ira, quanto la giusta cagione dell'ira non lo rilevasse in grandissima parte, arebbe commesso difetto e mancamento indegno di gentiluomo e di cavaliere. La qual cosa affine che meglio s' intenda, devemo sapere che in tre modi si può offendere alcuno e ingiuriare: o senza cagione, e questo chiama remo operara ingiustamente, perchè solo gli uomini ingiusti ciò fanno; o con soperehieria, e questo chiamaremo operare vilmente, perchè è cosa da codardi : o con mal modo , come dare ad uno di dietro o di notte, ed in somma a tradimento,e questo chiamaremo operare tristamente, perchè uno che reo e tristo uomo non fusse, mai a ciò lare non si condurrebbe. E qui si potrebbero fare molte distinzioni, ma perchè al proposito nostro non fauno, le hisciaremo, dicendo che l' offesa fatta dal Capitano all' Abate non cade veramente e prop amente sotto alcuno di questi tre generi; che se ciò fusse, ninno potrebbe difenderlo che egli non avesse o ingiustamente o vilmente Q tristamente operato, e conseguentemente non fusse o uomo iniquo o codardo o reo, le quali cose sono da lui lontanissime. E se alcuno dicesse: come essere può che non si potendo offendere ed ingiuriare più che in tre modi, l'offesa ed ingiuria dal Capitano fatta allo Abate non caggia sotto alcuno dei tre ! diciamo che da offendere e ingiuriare, propiamente considerando, è grandissima differenza, perchè ingiuriare, come ne dimostra ancora il no aie stesso, non si può se non contra ragione e a torto ; ma si può bene offendere dirittamente e con ragione. Nè si pensi alcuno clie queste o siano osi possano chiamare sofisticane, perciocchè non sarebbero da me usate, il quale tengo, che chi procede sofisticamente sia degno di maggiore non solo biasimo, ma gastigo che chi procede vilmente ; onde come io affermo che l' offesa del Capitano non caggia propiamente e per se sotto alcuna delle tre narrale, così non niego che per accidente ed in un certo modo ella non caggia e non solo si possa, ma si debba eziandio annoverare nella seconda spezie, cioè tra le soperchierie ; e ciò non tanto per quella cagione che pare manifesto , cioè per lo avere egli l' arme ed esser accompagnato , perciocchè queste due cose furono accidentali ed a caso, quanto perchè egli ha offeso una persona indegna , per lo privilegio della professione e degnilà sua, di dovere essere offesa in quella guisa. E perchè nessuno possa dubitare che questa non fu propia superchieria , è da notare che niuno atto si può veramente chiamare superchieria quando non vi concorrano diliberata volontà e premeditazione ; il che si vede che fu lontanissimo dal Capitano, perchè quanto all' arme, egli la porta ordinariamente ; quanto alla compagnia, il caso narrato dimostra che fu a caso: oltra che non si dee pensare a patto niuno che il Capitano nè volesse usate superchieria , uè con tal persona gli ^bisognasse; ma che più ? non s'è egli detto che il Capitano uscì fuora nè aveva animo di fare quello che fece , anzi di non lo fare? E chi dicesse, come sono oggi i costumi delli uomini corrottissimi, egli si può dire e non dire , affermare e negare secondo che meglio ti inelle, sappia

che io so benissimo quello che s' usa, ma dico ciò non essere uso, ma abuso e corruttela ; e che quelli che fanno o dicono altro che quello che è giusto e vero, non sono uomini d'onore, e conseguentemente indegnissimi del nome di soldati e del titolo di cavalieri. Presupponendo io tutte le cose narrate di sopra essere verissime, e così credendole, chè altrimenti non l' arei narrate, dico che, per mio giudizio, come l'Abate si truova con qualche offesa, ma senza carico, così il Capitano per lo contrario si truova senza offesa, ma con qualche carico.

Quanto a Messer Ercole Pasolino, ancorachè io nol conosca, tuttavia intendendo lui esser gentiluomo e Bolognese e persona d' onore, gli sonoaffezionatissimo, e con tutto ciò non so vedere in che modo, avendo egli dimandato quello che avere non aveva, cioè affrontato il Capitano senza ragione, non so, dico , come egli possa essere scusato di non avere commesso mancamento ed errore. E per chiarire ancora questo meglio, dico che egli fece ciò o come da se, o ricercatone dall' Abate. Se egli lo fece come da se, bisogna che lo facesse per una di queste due cagioni, o per vendicare l'Abate, del quale intendo che è amicissimo, o per cimentarsi, pei' dimostrare il valor suo, affrontando un uomo valoroso. Se lo fece per vendicare l'amico, errò nel modo, perchè doveva prima dire o far dire al Capitano o scrivergli, come avendo usato il tale atto verso l Abate suo amico, non aveva fatto nè da vero gentiluomo uè da buon cavaliere, ed aspettare quello che il Capitano rispondesse ; e perchè io so che il Capitano sa che combattere il torto, ancora che si vincesse, è maggior disonore che cedere alla querela e confessare d' avere errato, perchè il non errare è propio degli Dei, credo ancora sapere quello che risposto gli arebbe; oltra che al Capitano stava e non a messer Ercole eleggere qual via più gli piacesse o delle leggi o dell'armi. Se lo fece per cimentarsi, quanto questo atto appresso il volgo e gran parte di quelli che sono o che vogliono esser tenuti bravi è lodato, tanto dagli uomini intendenti e cavalieri onorati viene biasimato, e con "randissima cagione, perchè l* uomo è uomo mediante la ragione, ed in tutte le cose si debbe con quella governare _j echi fa altramente , non uomo più, ma bestia si può chiamare; e la ragione non permette le querele volontarie, cioè correre liscino e farlo ad altri correre fuora di proposito. Se lo fece richiesto dall'Abate, mostrò che male sapeva che niuna amistà è tanto grande che debba indurre alcuno a dover far quello che fare non si debbe; onde come se fusse stato in compagnia di lui quando il caso seguì, non solo poteva , ma doveva non solo difendere l'Abate, ma vendicarlo; così essendo stato lontano, non poteva nè doveva, se non nel modo detto di sopra, affrontare e cercare d'offendere il Capitano. Nè voglio lasciar di dire che questo affronto non fu senza qualche spezie di superchieria, perchè essendo, oltre all'Abate, cinque, e tutti coll'arme, ed il Capitano Francesco col Capitano Giovambatista solo, non so come non si possa chiamare in qualche modo superchieria; dico in qualche modo e non assolutamente, perchè io so che sebbene tre sguainarono le spade, non però alcuno le adoperò; anzi vi furono di quelli, per quanto ho inteso da loro medesimi, che non trassero fuora l'arme, ma solo vi posarono le mani sopra, e ciò non per offendere il Capitano, ma per dividere. In qualunche modo, il Capitano poteva ragionevolmente sospettare ed avere alcuna ombra, veggendo tante arme fuori, di non essere, almeno vincendo, diviso ooltraggiato. Donde che io conchiudo che il Capitano avendo onoratamente risposto e valorosamente menato le mani, rimane non solo senza carico alcuno, ma quasi senza alcuna offesa; dico quasi, perchè non mi pare senza qualche offesa l'essere affrontato da chi tu non hai nè in parole nè in fatti offeso; bene è vero che cotale offesa non pare che meriti risentimento alcuno, e se pure il parere non dico de'soldati, ma delli accoltellato, i ricercasse alcuno risentimento, il Capitano, essendo uscito fuori la seconda volta, ha sodisfatto pienissimamente ancora a costoro. Dall'altro lato come il Bolognese rimane senza alcuna offesa, anzi con onore in questa parte, avendo mostro prontezza di mani e ardire di cuore, così pare a me che rimanga con cariecd'aver voluto far quello che a lui di fare non s'apparteneva o almeno in quel modo; dico ancora che non ci fusse spezie alcuna intervenuta di superchieria , la quale veramente vi fu. Ed a chi si maravigliasse perchè io chiamo questa che fece Messer Ercole offesa e non ingiuria, dico che, olira che l'offesa si piglia molte volte per l'ingiuria , e l'ingiuria per l' offesa, in questa, come in tulte l' altre cose, anzi molto più in questa che nell'altre, quanto ella sola più che tutto l'altre importa, si deve considerare non il fatto stesso, ma l' animo ed intenzione di chi la fa; perchè non le parole ingiuriose, nè anco le percosse sono quelle che fanno l'offesa e l'ingiuria, ma la volontà e l'elezione di chi dice le parole o dà le percosse ; ed in questo caso si vede che Messer Ercole ebbe l'animo principalmente o a vendicare l'amico offeso, o a dimostrare il valor suo, e non all'ingiuriare. Al che aggiungo che la risposta fattagli dal Capitano quando gli disse : Io vo'far quistione 'eco, ed egli rispose: Io son contento, pare che rilevi in qualche parte Messer Ercole, e faccia che il fatto sia piuttosto offesa che ingiuria, o almeno mitighi e scemi alquanto l'ingiuria. E nonè dubbio che Messer Ercole poteva usar parole tali, che se il Capitano avesse risposto come fece, si sarebbe non poco pregiudicato ; dove così v' intervenne bene pregiudizio, ma venne da Messer Ercole, il quale in quella maniera affrontandolo, Io privò delle ragioni sue; perchè se fusselegittimamente proceduto, poteva il Capitano confessare il fatto,o volerlo provare per altra via. Ma poniamo che Messer Ercole avesse detto, verbigrazia, Tu hai offeso il tale ed hai fatto malamente, e che il Capitano l'avesse mentito , come s'usa di fare, certa cosa è che in tal caso essendo Messer Ercole legittimamente mentito, rimaneva attore, e conseguentemente l'elezione dell'arme toccava al Capitano come reo: dove, così pervertendo la forma del giudizio, Messer Ercole non vo'dire che sia stato attore e reo, perchè questo è impossibile che sia, ma è bene stato attore e s' ha usurpato il benefizio del reo, cioè l'elezione dell' arme. E sebbene io so che molti per avventura si rideranno di quello che io dirò, e ne sarebbe stato volgarmente imputato se ciò fatto a vesse , pure non voglio lasciar di dire che se il Capitano avesse risposto , quando Messer Ercole disse: Io vofar quistion teco, avesse, dico, risposto: Io non la voglio/are io, o, Va trova uno che fare la voglia, o somiglianti cose, avrebbe più prudentemente risposto e forse più valorosamente che egli non fece, o almeno domandato, Perchè? cioè la cagione che a ciò fare lo moveva: il che per avventura non fece non avendo tempo, e giudicando pericoloso l'usare egli paiole quando gli altri usavano fatti, e che dove si menavano le armi e le mani, bisognava menare le mani e l'armi e non la lingua.

Avendo infin qui mostrato in che grado d'onore ciascuno si truovi di questi tre , è tempo che vegnamo oggi mai alla dimanda principale e al punto della cosa, cioè, se, ed in qual maniera si possa far p:ice onoratamente fra costoro ; il che prima che io faccia , dirò brevemente alcune cose. La prima delle quali sarà, che se volessimo procedere cristianamente, come in verità si doverrebbe, non ha dubbio alcuno che non si potesse, anzi non si devesse far subito la pace fra tutti e tre, senza dar sodisfazione nessuna da alcuna delle parti; ma perchè intendiamo procedere secondo la Filosofia e cavallerescamente, diremo , che secondo il giudizio nostro , la pace si può e si deve fare, ma con alcuna sodisfazione. La seconda è, che come tutte le belle o buone opere meritano alcuno premio ed onore, così a tutte le contrarie si conviene alcuno o gastigo o biasimo. La terza è, che gli uomini si debbano ben guardare più che possano da fare errori, per non incorrere o in pene o in biasimo, ma perchè ciascuno erra alcuna volta, colui è men degno o di pena o di biasimo, che meno erra. La quarta, che non si potendo non errare alcuna volta, come s'è delto, o colle parole o co' fatti, non è vero, anzi più d' ogni altra bugia è falso quello che dicono alcuni, cioè che gli uomini d' onore debbano voler sempre mantenere o a ragione o a torto tutto quello che hanno o detto o fatto o con torto o con ragione; perciocchè dovendo noi in tutte le cose seguitare la Natura, e non avendo la Natura male alcuno fatto , al quale non abbia ancora dato il rimedio, ragione è che chi erra abbia alcun modo da potere al suo errore rimediare, e questo non è altro che confessarlo e pentirsene. Onde qualunche erra, non persistendo nell'errore, si può dire che non abbia erralo, o almeno merita non solo perdono, ma compassione; dove a chi ha errato e vuole l'errare suo ostinatamente mantenere, non è pena alcuna sì grande nè infamia così brutta, la quale meritamente non se li convenga, e questi soli sono con grandissima ragione e da Dio odiati e dagli uomini.

Presupposte queste cose parie necessarie e parte utili, verremo al fatto, e per più distintamente procedere, diremo che tra l'Abate e 'l Capitano non pure si può, ma eziandio si deve far pace. E per meglio sprimere quello ch' io voglio intendere, dico che l'Abate, come Abate, quandoancora fosse stato non che offeso, ma ingiuriato in mille modi ed a mille torti dal Capitano, non può nè deve risentirsene per altra via che per l'ordinaria, cioè per le leggi e magistrati ; perciocchè, come tale, non può nè essere chiamato nè chiamare ad abbattimenti,e venire in pruova d'armi nello steccato; non può ancora far combattere da altri, cioè dare un campione, perchè sebbene le leggi de' Longobardi concedono ai cherici il dare il campione, le leggi pjrò e divine e canoniche glielo vietano spessamente. Ed io per me porlo oppenione che acquistandosi l'onore solamente per valor propio, come solamente par propio difetto si perde , in niun c'aso, o in pochissimi, si possa combattere per campione; ma che bisogna dispulare le cose le.quali sono chiarissime? se niuno non può risentirsi il quale non sia stato incaricalo, cioè non abbia perduto dell'onore, certa cosa è che l'Abate, non avendo dell'onore perduto, risentirsi non può. E se alcuno dicesse che egli se non si può risentire del carico, si può almeno risentire dell'offesa, e voler punire chi la f;iCe,dico ciò non essere vero, prima, perchè niuno può vendicarsi da se stesso se'non per la via ordinaria ; conciosiachè gli steccati furono aperti non per vendicare l'ingiurie ricevute, ma per racquistar l'onor perduto, e la punizione ne'casipropi non è cosa da gentiluomini, ma da villani, e s'aspetta principalmente a Dio ed a'Principi; poi, a niuno è lecito di usar superchieria o procadere con mal modo, quando bene con mal modo o con supercheria fussé stalo ingiuriato. E perchè molti uomini . e Ira questi

alcuno di grande autorità, par che senta il contrario, a me sembra che chi, tristamente offeso, offende tristamente, faccia una simil cosa che farebbe uno il quale per lo essergli stati tagliata la borsa , la tagliasse a un altro, o ancora a colui medesimo. E poniamo che l'Abate , non polendo legittimamente, volesse per via indiretta vendicarsi, e concediamo che trovasse chi o per prezzo o per amicizia assassinasse il Capitano, il che non può accadere se non in uomo vdissimo e malvagissimo, non per questo leverebbe colui l' offesa all' Abate che egli avea prima, ma gli aggiugnerebbe bene il carico, il quale non avea , tanto maggiore quanto meno gli si conviene per la sua deguità. E perchè io non intendo di trapassare cosa alcuna che io intenda , come io considero quelle parole dette in risposta dell' Abate : Al nome di Dìo, noi siamo a Firenze, pare che importino di volersene valere come si conveniva legittimamente e per la via ordinaria , quasi dicesse : noi siamo in città che ha buone leggi, e sotto principe che le fa osservare; così considero quelle del Capitano quando disse, avendo fatto menzione del signor Annibale suo fratello: Io faro quistione con l'uno e con l'alito ; mediante le quali parole, se l' Abate non fusse Abate, si potrebbe dubitare se egli s'offerse a combattere egli solo con ambidue loro insieme. Il che come non è ragionevole , perchè l' onore non obbliga un solo più che ad un solo, e quando l'altre cose sieno tutte pari, così non è verisimile; e ben so che per la forza di quella congiunzione e, la sottigliezza degl'ingegni umani troverebbe che dire, ina io intendo di procedere colle parole, e così credo che doverrebb;:no fai e tutti gli uomini in tutte le cose, come procedono i cavalieri co'fatti, cioè schiettamente e senza inganni o falli. E perchè alcuni tanto cercano d' accendere liti, quanto doverrebbono faticare per ispegnerle, niego che il signore Annibale, mediante quelle parole, si possa onoratamente risentire; perchè se ciò facesse, mostrarebbe di non voler restare d'assassinare il Capitano, e così d'essere nomo ingiusto, perchè sotto cotale condizione sono dette quelle parole , come può conoscere chiunche le legge, e tutte le condizioni inlino che sono condizioni, cioè infino che non si verificano, non pongono in essere , cioè sono nulle e non pregiudicano a persona. Ed a chi dicesse che un fratello può pigliare le quistioni dell'altro fratello , rispondo che niuno non può nè deve combattere per l' altrui onore , ma per lo suo propio; onde può bene un fratello risentirsi non per l'onore del fratello, ma per lo suo, essendo egli stato dispregiato da colui che ha offeso o ingiuriato il fratello; la qual cosa si deve intendere cou quei modi ed in quelle persone che di sopra si sono discorsi, e quando per altra via non possa riavere l' onor suo ; il che non pare che avvenga nel caso nostro, sì per molte altre cose, oltra il parentado, e tra queste per lo essere stato il Capitano già citato e sostenuto civilmente dai magistrati, e sì perchè avendo egli, trasportato dalla collora,fatto quello che con tal persona non dovea, non penso che egli, conoscendolo io giusto e ragionevole, sia per ritirarsi indietro di non dare tutte quelle sodisfazioni che si convengono all'Abate, non solo come Abate , ma come Messer Pandolfo lincei lai , cioè come gentiluomo, perchè altramente faccendo non sarebbe da cavaliere, ma da corsale. E a chi domandasse quali sodisfacimenti se li convengono , dico che , per quanto conosco io, quando egli dicesse queste parole o altre somiglianti : Abate, egli mi duole d'avere avuto cagione di montare in collora contra voi, e con tutto ciò conosco e confesso aver fatto quello che non doveva, e

me ne pento, pregandovi che vogliate essermi amico e buon parente, crederei, dico, che l'Abaie, non solo come Abate, ma come gentiluomo, si potesse tenere sodisfattissimo , e dovesse subitamente fare la pace; ed al Capitano non doverrebbe parer greve , anzi sono certo che non gli parrà, confessare l'error suo e pentirsene. E che egli lo conosca non ho dubbio, perchè la sera stessa, riscontrandolo io nell' uscire di piazza, e dimandandolo che cosa quella fusse, mi rispose subito : La collora m ha fatto far quello ch' io non deveva. E come io posso dir questo con verità, così posso con verità dire che egli più mesi sono, come amico, mi conferì in buona parte l'ingiurie che gli pareva ricevere per cagione delle persone raccontate di sopra. E perchè la comune oppenione è che i fatti non si possano cancellare colle parole, non voglio, per non esser più lungo che si bisogni, disputar questo articolo, credendolo falsissimo , nè lo voglio altramente provare che con l'autorità del Muzio e del Possevino, i quali, come che in alcune altre cose discordino, in questa sono concordissimi, e dal giudizio di due tali uomini, i quali n' allegano le ragioni, non si doverrebbe nessuno discostare. Ed io per me come ho amato ed onorato il signore Abate infin qui, così da qui innanzi, facendo S. S. questa pace, crederrei che tutti gli uomini insieme con meco l' avessero ad amare ed onorare , dando così alto principio ed onorato esempio a coloro che non incaricati ma offesi sono ; della qual cosa non solo non diffido, ma ho speranza grandissima, sì perchè così mi pare che richiegga il dovere , e sì perchè egli stesso, secondo che si divulgò, disse parole la sera medesima, delle quali S1 può questa ed ogni altra ragionevol cosa sperare.

Quanto al Capitano e Messer Ercole , credo che il Capitano per le cose dette e si possa e si debba stare senza dire altro o fare, anzi tutto quello che egli o dicesse o facesse di più , mostrarebbe di volerne troppo e quello che non se gli appartiene ; il che non è minor peccalo in un cavaliere, che acquetarsi e star contento quando gli è manco dato di quel che egli merita: non so già come Messer Ercole, non facendo pace, possa vivere sicuro dell'onor suo; e credo, chi volesse sottilmente la verità ricercare, che egli chiamando alcuno a duello potrebbe essere rifiutato, come colui che avesse più voluto di quello che nel vero se gli doveva; conciosiachè il medesimo fallo è, anzi maggiore, adoperare Y armi quando non bisogna, che dove bisogna non l' adoperare. Oltra che , come si disse di sopra, fece quanto fece con alcuna spezie di soperchieria ; laonde crederei che devessc cercare di far pace e, riconoscendo l'error suo e confessandolo, dovesse dire tali o altre simili parole: Capitan Francesco, il desiderio che io ebbi troppo grande di vendicare l'amico , m indusse a far quello che io conosco e confesso che non doveva fare in quel modo, e pero me ne duole, e ve ne chieggio perdono. Nè sono queste parole tali che gli tolgano d'onore, come il volgo crede, ma che glielo rendano; perchè il conoscere (a) è d'uomo prudente, il confessarlo, di giusto, il pentirsene e chiederne perdono, di buono. E non volendo io favellare in maschera e mandar cosa nessuna, come si dice, in capperuccia , a chi dimandasse perchè io fo che Messer Ercole chiegga perdono al Capitano , ed il Capitano non lo chiegga all' Abate, rispondo che Messer Ercole non ebbe cagione nessuna legittima d'affrontare il Capitano,dove il Capitano non s'indusse, come di sopra s'è detto, a far quello che fece senza collora, nè la collora fu senza cagione giusta. E non è dubbio che maggiore è un'ofiesa fatta senza cagione, quando bene non vi fusse superchicria nessuna, che una fatta con superchieria, ma non senza cagione. Non niego già che queste parole non si potessero o levando o aggiugnendo modificare; pure io per me piuttosto aggiugnerei alle parole del Capitano il chiedere perdono, che io lo levassi a quelle di Messer Ercole ; ed a chi dubitando dicesse , che questo è un modo di disdire, e che uno condotto nello steccato e vinto dal nemico, in modo che possa essere occiso,con una disdetta si libera bene dalla morte, ma incorre in cosa peggiore della morte, cioè in infamia : onde pare che tanto più incorrano in infamia il Capitano e Messer Ercole disdicendosi, quanto si disdicono innanzi che si conducano a vedere Y armi, non die sieno vinti; si risponde esser tutto il contrario ; perchè, sarebbe ben vero ciò, quando uno si disdicesse prima che entrasse nello steccato per viltà e codardia ; ma chi si disdicesse per confessare il vero , e non combattere il torto, non incorre in infamia alcuna, ma acquista incredibile lode, mostrando essere uomo giusto. Onde a uno che combattesse il torto, conoscendolo, ancora che vincesse, il che rade volte suole" avvenire, perchè Dio favorisce e difende sempre la ragione e la verità, non si doverrebbe fidare niuno , anzi tenerlo per ingiusto e malvagio uomo; nè può costui, come pubblico infame , nè chiamare nè esser chiamato a duello. Dove uno che confessi l' error suo e se ne penta e ne domandi perdono, non solo in questo caso non perde punto dell'onor suo, ma n' acquista gran gloria e diviene tale , che dove prima per sua colpa non poteva entrare nell'i steccati, non può essere da niuno ricusato , avendo dato espresso segno d'essere uomo giusto ed amatore della verità e geloso dell' onor suo. E se il volga intende altramente, come non è meraviglia, così non è da curarsene, perchè gli uomini onorati in tutte le cose deveno

Seguire i pochi e non la volgar gente ; e poi se gli uomini di volgo per le leggi ed uso di cavalleria non possono entrare nelli steccali, perchè non hanno onore , come possono dell' onore giudicare ? o che deveno curare i cavalieri quando da altri che da cavalieri, la religione de'quali altro che uomini buoni e valorosi non accetta, sono, non vo' dire giudicati .a ragione , ma infamati a torto ? Ed io per me nelle cose dell' onore stimerei più un giudizio del Reverendo Monsignor Messer Antonio dalla Mirandola vescovo di Caserta, e del signor Gianlionardo Conte di Montelabate, che tutte le voci del volgo; il medesimo dico del Muzio e di tutti coloro che in favellando o trattando cose da cavalieri cavallerescamente procedono, e non con sofisticane.

Restami ora per compimento di questa materia un caso solo, del quale non ho di sopra menzione fatto, non mi parendo che bisognasse ; pur per sodisfare a ognuno e nettare tutti i segni, non voglio pretermettere che alcuni giudicano che in questa pace debba intervenire ancora il Capitano Batista Carnesecchi, non perchè egli si trovò con l' arme in mano, mentre erano alle mani il Capitan Francesco e Messer Ercole, perchè per questa cagione tutti coloro che misero mano all' arme vi devrebbono intervenire o s'arebbeno a intendere in conseguenza ; ma perchè egli, secondo alcuni, restò incaricato ; e la cagione è perchè Messer Ercole gli tirò un colpo alla testa, e non l'avendo aggiunto perchè egli tirò il capo indietro, gli tagliò un poco il colletto nel petto: al che dico, non esser vero che egli perciò restasse incaricato , se già non volessero costoro dire che egli, avendo la spada nuda in mano, non tirasse nè si rivolgesse a Messer Ercole per paura e mancamento di cuore, del che di niuno soldato, non che d'un capitano, non si debbe pensare non che credere ; ma finghiamo che lo facesse per questo, dico che avrebbe avuto giusta cagione di farlo, perchè niuno , cóme s' è detto, è obbligato a più d' uno e con egual vantaggio, per dir così ; dove egli poteva meritamente sospettare di superchieria non solo per se, ma ancora per lo Capitano, chè devea credere, se avesse cominciato egli, che gli altri, i quali erano intorno con l'arme, non sarebbono stati colle mani a cintola : la qual superchieria ciascuno non solo può, ma debbe a suo potere fuggire; perchè così è vizio dare il suo quando non si deve, come non rendere l' altrui dove si conviene. Ma perchè la ragion porta che ogni uomo si stimi buono e così sia tenuto in lino che non si pruova il contrario , e gli uomini buoni pigliano sempre la miglior parte, devemo pensare che il Carnesecchi facesse ciò per due giustissime cagioni: l'una per non offendere il Capitan Francesco, come non fusse stato buono a difendersi da se medesimo e col suo valor propio; l' altra per non assassinare Messer Ercole ; chè assassinamento era grandissimo, che due Capitani andassero contra un solo; e così, per avviso mio, il Capitano Batista è tanto lontano da dovere essere biasimato , che egli merita infinita lode. Onde manifesto è che per questa cagione non accade che egli si risenta in cosa nessuna ; e conseguentemente si conchiude, che questa pace e si possa fare onoratamente fra tutti quanti, e si debba, per molte cagioni che parte si son dette, e parte s'intendono senza dirle. Ed anco penso che ognuno sappia, dovendo ciascuno Je cose che al suo onore appartengono sapere, che come tra' cavalieri non si deve concedere il chiamare alla macchia, così non è lecito lo stare in briga ; perchè uno che si senta ingiurialo o d'aver cosa fatto, per la quale |X)ssa cadere non solo in infamia, ma in sospetto d'in

famia, debbe tosto clie egli può o chiamare l'avversario alla pruova, o far pace, o in altri legittimi modi purgarsi da ogni macchia o sospezione d'onore. Perchè io consiglierei che quanto più tosto si potesse si conchiudesse tra tutti costoro questa lodevolissima ed onorata pace.

Questa è l'oppenione mia non so se veramente, ma bene sinceramente delta; onde farò fine, scritto che arò che come di sopra protestai di non volere pregiudicare a nessuno, così ora mi rimetto liberamente in tutti coloro i quali hanno più scienza di me delle cose dell' Etica e della Politica, o più pratica ne' maneggi dell'arme e de'cavalieri; e di più offerendomi di rispondere volentieri e rendere la ragione, per quanto saperlo, di quanto ho detto, a chiunche per qualunche cagione la mi domanderà o a bocca o per iscrittura.

 

 

 

 

 

OPINIONE, E NON " SA DI CHI, FATTA IN FAVORE DELL' ABATE.

 

In questo caso del signor Abate dico, che niuna cosa in questo mestier di cavalleria si vede più ver~ gognosa, che la offesa senza gravissima cagione. Vergognosa quando è con soperchieria ; vituperosa quando si offende uomo che non sa nè pensa esser nimico, anzi si crede amico . obbrobriosa poi quando si offenda persona che o per età o per sesso oper impedimento oper professione, o non puote o non deve risentirsi nè vendicarsi. Io vedo che lo avversario del signor Abate si truova incorso in tutte queste note, dalle quali egli viene escluso da questa professione che si fa d'onore; vedo poi l'Abate con molta prudenza essersi risentito nel tempo dell' offesa del modo medesimo che si sarebbe risentito ogni fermo e savio gentiluomo. Gli busto l'animo dir quelle parole che nelle ire non sisogliono dire se non da quegli che sono molto versati ne' travagli. Vedo poi che senza perder tempo egli truova quei dui, fa incontro al suo nimico, lo fa ricredere, gli fa perder terreno, lo fa battere sopra una gamba , serva Indegnità della persona sua, valendosi d'un altro, con poca di quella dell' avversario. Fatto questo, chiede licenza a suoi padroni, e se ne va con Dio; cose tutte che mostrano fermezza d'animo e risoluzione di far più per reintegrarsi, se più far bisogna; perciocchè con lo assentarsi fugge il rischio d'essere astretto a dar la fede di non offèndere colui, il quale con l'essersi ritirato con la botta ricevuta , vien posto in prigione dalla giustizia. Voglio inferire che dal capo alfine si vede sempre nell' Abate ardire, valore e prudenza, itell'altro il contrario; il quale se fusse restato ferito, la cosa onderebbe a colmo a carico di lui. Con tutto questo discorso, dico che l'Abate, se vuole ,pub restare di fare altro risentimento; se pure volesse fare altro più, pub con suo onore differire non solamente mesi, ma anni, se anco colui volesse chiederli la pace ; si potria trovar modo che senza minimo scrupolo l'Abate resteria più che sicuro nella coscienza sica. Sogliono anche i Principi molte volte dare a questi tali che offendono del modo che si è detto, così fatti rigorosi gastighi, che l'offéso non ha da potersi dolere.

Al Magnifico Messer Giovambatista Guidacci.

Messer Giovanni de' Rossi, vostro e nostro amicissimo, all'i mesi passati ci mostrò un Discorso fatto sopra una querela del Capitan Francesco de'Medici da una, e il signor Abate Rucellai dall' altra, e ci prego che amichevolmente gli dicessimo il parer nostro ; noi, lettolo, rispondemmo che ci parea, in sodisfattone del Varchi Prose Varie. 21

Capitano e utile della causa, che tal Discorso non fusse da palesare per molti rispetti; e perchè la nostra oppenione paresse fondata con ragione, si fece certe brevi annotazioni le quali rendessino testimonio dell'animo nostro. Il Capitano, vistole, rispose che quanto a palesare il Discorso, se non l'avesse palesato , il palesarebbe, e così dette libera commessione che si mostrasse a tutti, ed anco, come sapete benissimo, mostro che le nostre oppenioni fussino di poco valore ; onde noi suoi amici, mossi dalla voglia che par che egli abbia d'intendere più pariicularmente, e dalle repliche vostre, diremo così familiarmente quello che ci occorrerà, e che ci parerà ragionevole.

Ma prima che noi facciamo questo , vi vogliam ridurre a memoria, che tra le operazioni umane due chiaramente se ne comprendono, dalle quali si vede esser regolata la vita nostra; e queste altre non sono die desiderio d'onore e temenza del contrario; delle quali l ' una arrenando e l ' altra sospignendo gli animi nostri, sì fattamente gli governano, che a" altro morso nè d'altro sprone non pare che sentano aver di bisogno. Il che potrà esser manifesto a chiunche anderà discorrendo per le molte maniere tenute del vivere da ogni età e sesso, e per l ' arti così meccaniche come liberali; nè solo scorgerà questo, ma conoscerà che quanto ciascuno è di più nobile spirito, tanto più si sente a questi duoi affetti esser soggetto. Ma perchè gl'intelletti nostri sono oppressi dalla grave e tenebrosa soma di questi corpi terreni, ed adombrati di maniera che malagevolmente possono discernere la verità delle cose, e spesso avviene che, da falsa apparenza ingannati, quello abbracciano per buono, che è da fuggire, e quello come mala cosa schifano, che deverrebbono con ogni affezione seguitare: e ciò, sì come nelle altre cose,suole intervenire nella distinzione delle opere vergognose dalle onorate, che i cavalieri, più dalla vulgare oppenione tirati, che da giudizio e ragione consigliati, prendono l ' armi a tal ora e si vagliano del favore di quelle, che non meno lodevole sarebbe il lassarle. E pero il Muzio, volendogli avvertire, dicea che due son le virtù che principalmente sono appartenenti ad ogni onorato cavaliere, e queste sono la giustizia e la magnanimità, nè valoroso cavaliere si pub dirittamente chiamare colui, nel quale una di queste virtù si vegga mancare : perciocchè la cavalleria è stata instituita per difesa del dovere e della ragione ; ed essendo l ' uomo animale ragionevole , come si potrà dire che non manchi colui al grado di cavaliere, il quale contra la ragione e contra il diritto prende l'armi in mano ? Ed accadendo molte volte per difesa della giustizia adoperare la forza, come si potrà dire che abbi fatto l'ufizio suo colui, ilqualper viltà d'animo di por mano alla spada non è stato ardito ? Arme di giustizia e di fortezza è la spada ; laonde è da dire che chi quella ingiustamente e vilmente adopera, commette difetto, e per conseguenza non è degno di quel grado nè d'alcuno onore, il quale è premio di virtù, e si conviene solamente a coloro che hanno operato virtuosamente. Il che chiaramente dimostrarono quelli savi Romani, quando nel tempo felice edificarono là fuor della porta Capena due tempii, uno alla Virtù, l ' altro all' Onore, nè era lecito ad alcuno entrare in quello dell' Onore , se prima non passava per quello della Virtù. E qui è da sapere che ella è verissima quella proposizione, che gnuno il quale pecchi contra la virtù è degno d'onore ; ma ha bisogno d'essere limitata : ella è semplicemente vera che niuno che pecchi contra la virtù è semplicemente e assolutamente degno d'onore, e per questo, solo Dio ri è veramente degno, perciocchè solo esso è senza difetto, dove niuno uomo semplicemente ed assolatamente ne è senza ; nondimeno tra gli eccessi e difetti delle virtù sono gli gradi, perchè alcuni più, alcuni meno si discostano dal mezzo, il quale altro non è che la stessa virtù, e perchè sono alcune cose le quali benchè non siano degne d'onore, son degne nondimeno di perdono, intendendosi pero sanamente. E riducendo il tutto in conclusione, diciamo che chi si scosta poco dal mezzo verso l ' eccesso o il difetto non si riprende, ma colui che molto se ne allontana. Se il nostro amico se ne sia allontanato o poco o pur assai, lo lassaremo giudicare a voi.

E discendendo più al particulare, per attenervi la promessa, diciamo che noi non sappiamo vedere per quale cagione sia fatto questo benedetto Discorso; se voi diceste quello che ne dice lui, per vedere in che grado d'onore sia ciascuno di quei tre, si risponde, che essendo l'onore in più stima appresso gli uomini da bene che qualsivoglia altra cosa, è da loro meritamente preposto a tutti gli altri beni, eccettuandone pero quelli dell' animo. Or se noi veggiamo ne' beni esterni, che sono gV inferiori, che gli uomini ragionevoli ed intendenti non ne vogliono dar sentenza senza udir le parti, e tante altre cautele ed eccezioni ed informazioni e dilazioni e mille altre cose che troppo sarebbe il raccontarle, e con tutto cio non si possono guardare dagli errori; questo nostro Discorso come averà egli potuto vedere in che grado d'onore si ritruovino i tre, se non ha udito se non una parte, ne fatto l ' altre cose solite da farsi da chi vuol dar giudizio di simil materia? e di questo ne parleremo più a lungo. Se voi pur dicessi, come medesimamente dice il Discorso, se tra costoro si può onoratamente far pace, e in che modo, si risponde , che manca de principali modi ed atti a conseguirla , de'quali parte ne diremo e parte ne lassaremo, per non esser nostro ufizio. E se pur voi diceste che fusse fatto in favore del Capitano, si risponde, che in una parte egli è vero, sì come agevolmente potranno conoscere coloro che hanno punto di gusto di cose simili, ma dall' altra l ' aggrava pure assai senza proposito.

E che ciò sia il vero, lo dimostrarono per più lochi , e prima, dove dice: mosso dall'impeto dell'ira. Per lassare indietro le cose che sarebbono superflue e tediose in simil materia, come sarebbe a dire , che cosa sia Y impeto, e se uno impetuoso è privo di ragione o no, e se egli conosce l ' universale e non la particulare, esimili; noi diremo solamente, che quattro sono gl ' impeti: duoi che vengono dalla disposizione del corpo, e duoi da quella dell' animo ; quelli che vengono dal corpo sono del tutto scusabili, come sono quelli de gì' infermi e de'pazzi; ma gli altri duoi che vengono dall'animo, poca scusa n apportano, perciocchè sono quasi del tutto in nostro potere : l ' un si chiama amore e l ' altro iracondia. Di che importanza sia stata quella del Capitano, lo dimostra egli stesso dove dice: la collora m'ha fatto fare quello che non deveva; e di più dice il Discorso, che il Capitano giudicava di non poter più nè di de vere cotali ingiurie tollerare, ma conosceva di non potere onoratamente nè devere, secondo lo stile e legge di cavalleria, contra uno che professione d'arme non facesse, risentirsene. Queste parole lo fanno ancora più grave, e tanto più quanto chiaramente si vede che fu di tal potere in lui, che quel suo generoso giudicio ne rimane distrutto. Ed è ancora da sapere che il luogo, il tempo , la persona, l ' età hanno molta forza ncWaccrescere e sminuire il fallo che viene per

l ' impeto, il che pare che tutto venga in disfavore del Capitano. Dove dice dell' ira, l ' ira è desiderio di vendetta per lo dispregio apparente di se o d'alcuno altro de' suoi ; imperocchè gli uomini desiderano vendicarsi quando son disprezzati da qualcuno: ella nasce dallo sdegno, e lo sdegno dal dispregio, e si truova di tre sorti: la prima è quella che non aspetta nuovo sole, e agevolmente si stingue ; questa propiamente è ne' buoni; la terza è quella de rei, ed è quella invecchiata, né mai si rimette se non si sazia la perversa volontà. dell' animo pertinace ; la seconda che è di mezzo non è del tutto lodevole, nè del tutto biasimevole, ed avvegnachè ella duri assai, si lascia finalmente superare dalla ragione. L'ira è nell' uomo in un di questi tre modi : per natura, per usanza non confirmata, e per lungo abito; s'ella sarà per natura, non sarà quasi mai corrigibile, se per usanza non confermata, di leggeri si emenderà, se per lungo abito, malagevolmente si potrà torre via; di quale di queste sia stata quella del Capitano, si rimette al vostro giudizio dove dice, avendo ei sopportato più tempo alcune ingiurie. L'ingiurie partoriscono V odio, e l ' odio l ' inimicizia ; che l'odio fusse nel Capitano, si dimostra quando dice all' Abate che si devesse rimanere d'assassinarlo; laqual voce per non essere manco odiosa che fastidiosa, la lasciaremo da banda. Dove dice che conosce il Capitano sensitivo, ma giusto nondimeno e ragionevole; giusto e sensitivo non pare che convengano insieme; pure considerarete voi quale di loro preceda nel Capitano. Se il Discorso danna Messer Ercole, per non aver fatto intendere al Capitano il torto che gli pareva che gli avesse fatto il suo amico, quanto più si conveniva fare simile uff cio al Capitano verso il suo parente? Dove dice che Messer Ercole deveva dire o mandare a dire o scrivere al Capitano che non aveva fatto da gentiluomo nè da cavaliere onorato a procedere in quel modo contro all' Abate, si risponde, che in questo Messer Ercole merita scusa, non sapendo l'animo del Capitano, del quale non pub rendere testimonio se non egli stesso ; dipoi si potrebbe dire che egli avesse dubitato della mentita, la quale ancora che non sia valida, s' ha da fuggire per molti rispetti. Dove dice che chi non si governa con ragione non uomo, ma bestia si può chiamare ; questa parte si poteva ed era meglio tacerla, e si confessa che ella è verissima. Dove dice, che tiiuno si può vendicare da se stesso, perchè la vendetta s'aspetta a Dio ed a'Principi, e soggiugne dipoi, che la punizione ne'casi propri non è cosa da gentiluomini, ma da villani; il Capitano che ha fatto l ' una e l'altra, e tanti altri gentiluomini giornalmente fanno il medesimo, sarà egli mai da dire che costoro facciano cose da villani? Se Messer Ercole chiamando alcuno a duello può essere rifiutato, come colui che ha più voluto di quello che nel vero se gli devea, si dimanda che se egli merita questo per un similfallo, che meritare uno che n abbia commessi più e maggiori ? Queste sono quelle cose che ci pare che aggravino il Capitano.

Noi promettemmo dire più a lungo che cosa si conviene a chi vuol dar giudizio di simil materia , però vi diciamo che la principale è quella che è scritta per l ' audienza, cioè, Odi L'Una E L'altra Parte; e V Alciato dice il medesimo : ed il signor Duca d' Urbino dice , che coloro che si mettono a scrivere cose concernenti l ' onore , debbano udire le parti; e chi fa altrimenti merita non poca riprensione; e il signor Duca di Firenze dice, che nelle cose dell' onore si ricerca * espressione del particolare, nella cui espressione si viene in notizia dell' intenzioni , la qual, come sapete, ela vera regola deW onore. Se il Discorso fusse fatto con quelle appartenenzie che si ricercano in simili giudicii, arebbe per avventura giudicato più discretamente, ed arebbe potuto dire con più sicurezza , se le cose fatte dal signor Abate erano state fatte per offendere il Capitano , oppure per altri interessi, perche tal considerazione si conviene a una cosacche non si conviene all' altra; e così conseguentemente arebbe ei potuto dire se il Capitano avesse avuto cagione, e se la collora fusse stata con ragione , e l ' altre cose che dice. Questa è una di quelle parti che noi vi promettemmo , quando si dubitava che noi non sapevamo vedere per qual cagione fusse fatto il Discorso. Quanto all' altra considerazione , quando noi dicevamo che il Discorso manca de' modi atti a conseguir la pace , ne diremo parte , e così atteneremo la promessa.

La principal cosa quando si scrive per condurre una pace , si ricerca il consenso e l ' autorità delle parti, o veramente commessioni di Signori nei quali sia rimessa tal differenza; di poi bisogna scrivere secondo la ragione , e non secondo C affezione ; perciocche essendo tenuto giusto , agevolmente s' acquista credito , con il quale facilmente si persuade; il che non fa già il Discorso, e massimamente dove giudica le cose dell' attore secondo il rigore , e quelle del reo secondo l ' equità, cosa molto aliena dallo stile consueto e da chi tratta le paci, i quali cercano disgravar l ' attore , non passando però i termini onesti. Che egli esamini le cose del reo secondo l ' equità , lo chiarisce il Discorso, dove dice che quella non fu propiamente superchieria, ma sì bene per accidente; a questo si risponde, che superchieria e vantaggio o nell' avere armi o persone di più quando noi offendiamo V avversario ; nell'armi vi è più evidente differenza che nelle persone , le quali si giudicano in nostro favore per segni manifesti o per conghiettura : per segni manifesti , quando s'interpongono ;per conghiettura, quando non s'interpongono , ma sono condotti da noi. Dove dice poi che a vo.ete che Ja si chiami propria mente superchieria, bisogna che la sia fatta con animo di farla, si risponde, che non si potendo conoscere l ' animo dell' uomo se non per quanto ne dice lui , e la superchieriu essendo cosa vergognosa, nessuno dirà d'aver avuto animo di farla , e così saranno per accidente ; ed uno che fusse tutto forte , ed andasse così per l ' ordinario , e affrontasse uno che non avesse altro che la spada ,
potrà dire di non avere usato superchieria , il che pare un paradosso. Dove dice che non gli bisognava questo, si crede. Dove dice che uno che sia stato offeso malamente, non può malamente offendere l'avversario, è cosa da non mettere in considerazione. Che le parole dette dal signor Abate non s' abbiano ad intendere come dice il Discorso , cioè che se ne vogli valere per la via ordinaria ile' magistrati, egli Vha dimostro subito con l ' opera di Messer Ercole. Non si rilega che le parole non possano sodisfare a questi fatti, ma le allegate dal Discorso non pare che siano le convenienti.
Il Discorso non fa menzione del signor Annibale in questa pace , e meglio sarebbe stato che non n' avesse
fatto altrove. Dove dice del Capitano Batista, quando le cose f ussero passate come dice il Discorso, il che niega il Carnesecchi, non però si vede in qual modo in uno stante sì contrarie e diverse fantasie gli fusser potute nascere ; e quando bene gli fusser nate, non però lo scusarebbono : e senza dubbio questa parte era meglio tacerla.

Queste cose sono quelle infra l ' altre dovi ci e parso che il Discorso manchi de' modi atti a condur la pace j e vi mandiamo queste annotazioni mossi più dall'animo che noi abbiamo di compiacervi , che da professione che ne facciamo di replicare le cose delti amici; perchè il fin nostro è d' operare in benefizio dell' una e dell' altra parte.

 

 

Molto Mag. e Valoroso Cap. Sig. mio Osser. Questa sera, che è giovedì, mi trovò in piazza messer Marcantonio Tombano e mi disse, come avendo egli scritto al Sig. Abate de' Rucellai quello che da me e da altri aveva inteso del buono animo di V. S ; cioè, che voi non volevate nulla di quello di persona, onde eravate presto a rendere a ciascuno tutto quello che ragionevolmente se gli conviene, e che vi rimettereste non solo nel Reverendo e dottissimo Monsignor di Caserta o nel Sig. Conte di Montelabate o in Messer Girolamo Muzio, ma eziandio nel Reverendissimo Monsignor Dulia Casa, ogni volta che, diposta la parentela , volesse secondo la bontà ed ottimo giudizio suo giudicare; avendo, dico, scritto il cortesissimo Tombano questo buono animo vostro e veramente cavalleresco, dice d' avere avuto risposta da detto Sig. Abate, nella quale S. S. dice di non volere anch' ella punto più nè da voi nè da altri di quello che ragionevolmente le si conviene; anzi che ogni volta che V. S. faccia intendere all'Illustrissimo ed Eccellentissimo Sig. Duca ed alla Illustrissima ed Eccellentissima Sig. Duchessa come le parole che vi furono riportate che egli aveva detto alla suocera e donna vostra, per le quali voi montaste in collera, non erano state tali quali riporte vi furono ; e che se voi aveste saputo la verità, cioè che S.S. rispose alla donna vostra tanto cortesemente, dicendo che egli non diceva per lei, voi non vi sareste mosso a fare quello che fa

Ceste, che egli era contento di far la pace in tutti quei modi che Rissero giusti e ragionevoli per l'una parte e per l'altra giudicati. Alle quali cose io risposi prima lodando il Sig. Abate, che in verità merita grandissima lode, mostrando animo non meno generoso che giusto, poi dicendo come voi sete stato sempre d' animo di volere per soddisfacimento del Sig. Abate far tutte quelle cose che fare si potevano, salvo l' onor vostro ; e che io non dubitava punto, anzi era certissimo che tutto quello avevate detto e a me e agli altri colle parole,lo manterreste ancora co'fatti, e soggiunsi che ve ne scriverei. E per procedere più maturamente, andai a trovare il Reverendissimo Monsignor Ricasoli Vescovo di Cortona, e gli raccontai il tutto: nè vi potrei dire quanto S. S. mostrò di rallegrarsene, lodando infinitamente l'uno e l'altro, e giudicando chela cosa, volendo ciascuno di voi il dovere, non solo si potesse agevolmente accordare, ma ancora prestamente condursi a fine. Ora io aspettai ò la risposta di V. S. e quello che mi commetterà che io debba fare; e per avventura scriverò in questo mentre al Sig. Abate non solo per ringraziare S. S. clie si è lodata di me, ma ancora per tenere appiccato il filo.

Non mi distenderò in confortarvi,perchè so l'animo vostro dispostissimo a non voler nulla più di quello die per ragione e costume cavalleresco gli si conviene; e vi dico, che questo buono animo vostro e il fare aperta professione di voler rendere a ciascuno tutto quello che giudicarete voi stesso, o vi sarà da altri mostrato che tenghiate dell'altrui, vi ha arrecato e più nell'avvenire v arrecarà lode e benivoglienza non picciola; e il Sig. Abate, se io non m'inganno, il che non credo, acquistalà tanto onore per questo fatto, che darà esempio agli uomini veramente uomini quello che debbono fare, cioè contentarsi del giusto e dell'onesto, e più credere alla verità che all' oppenioni del volgo. E voi sapete quello che vi ho sempre detto, e quale cagione mi movesse a fare il Discorso, qualunche egli si sia; e mi parrà, se questa pace si conchiude, come spero e certamente disidero, d'aver riportato assai gran frutto della buona mente mia, nonostante che molti abbiano creduto altrimenti, e ch' io lo facessi o richiesto da voi o per farvi piacere. Ma lasciamo ire questo, e scrivetemi quanto prima l' animo e parer vostro, ed io conferirò ogni cosa col Reverendissimo de'Ricasoli, al quale, parendovi, potrete scrivere, e tanto più che io fra sei od otto giorni parto, come sapete, per andarmi a stare col Reverendissimo Monsignor Lenzi Vescovo di Fermo, a Orvieto.

Senza dirvi altro della materia precedente, entralo a dirvi che se potete senza vostro molto incomodo mandarmi il cavallo promesso, mi farete piacere a fare ch'egli sia qui agli xxmi di questo mese, o al più lungo a'xxv, acciò possa riposarsi un giorno almeno, ed avendo l'occasione, scrivetemi prima per le poste, acciò lasci inviala questa pratica. Io scrissi al Guidacci che mi mandasse subito il Discorso, e dei la lettera a Andrea degli Agli, ma non è venuto altramente; ondeson risoluto di rispondere a quella tantaferata a mente, tosto che potrò avere quattro o cinque ore di tempo, chè più non voglio spendere, e vi 'mandarò l'uno e l'altro anzi la mia partita , piacendo a Dio , e voi lo mandarete al Guidaccio o a chi più vi parrà, che lo mandi dove il debbe.

Questa sera ho cenato colli Illustrissimi Ambasciadori del Serenissimo Re d'Inghilterra che vanno a Ro ma , e partiranno, penso, sabato mattina, chè dimane aspellano udienza da S. E. Illustrissima. Il Serenissimo Principe andò a Scontrargli con gran cavalcata presso alla Loggia. Se avelc comodità raccomandalemi umilmente all'Eccellenza del Sig. Marchesa (b). State sano. Di Firenze agli XVI di Maggio del MDLV.

Serv. di V. S.

Benedetto Varchi

 

 

 

 

 

Al Molto Mag. e Valoroso Cap. il Cap.

Francesco de' Medici Sig. suo Osser.

Nel felicissimo Esercito di S. E. S.

In propia mano.

Molto Mag. e Rev. Sig. mio Oss. Giovedì sera, che fummo agli 16, il gentilissimo Marcantonio Tomìano, trovandolo io a sorte in piazza, mi disse cose dell' animo di V. S. le quali mi giunsero care sì e gioconde oltremodo, ma non già pu nto nuove, conoscendo io più anni sono l'altezza e generosi tà di quello; onde la sera stessa scrissi per doppio lettere al Capitano Francesco, e prima che ciò facessi, volli il consiglio del Reverendissimo Monsignor di Cortona, il quale è, sì come io, molto affezionalo a V. S., sì per le qualità di lei stessa e sì per le singolarissime virtù del Reverendissimo Monsignor l'Arcivescovo di Benevento vostro zio; e S. S. non solo me ne confortò, ma prese grandissimo piacere, lodando molto la buona mente di V. S. Io potrei dire molte cose, ma per non infastidire V. S. dirò solo che il Capitauo Francesco avendo fatto l'errore che fece mosso da ira, passata quella, molto si dolse d'aver ciò fallo; dico ancora in quel tempo che egli e gli altri credevano che la cagione dell' ira fusse stata giustissima; nia poi che io gli dissi liberamente, come soglio, tutto quello che detto m' avea Messer Marcantonio sopradetto, e ciò fu che V. S. favellò non pur modestamente ina con grandissimo onore alla sua donna, nipote di V. S., egli restò tanto maravigliato e confuso , e disse : poi che il Sig. Abate lo dice così affermativamente, io voglio crederlo; e se avessi saputo questo, non mi sarei alterato come feci, e di certo non arei fatto quello che feci. Voglio inferire che il Capitano era prima dispostissimo ed ora è tanto più di sodisfare a V. S. e renderle tutto quello che fusse giudicato da uomini intendenti che egli avesse di suo ; e non solo rimettersi al giudizio del Reverendissimo Monsignor di Casertae del Sig. Conle di Montelabate o di Messer Girolamo Muzio , ma eziandio a quello stesso di Monsignor vostro medesimo, cioè del Reverendissimo di Benevento, avendo S. S. non solo per dottissima, ma eziandio per ottima, nè dubitando che ella, posto dall'una delle parti la parentela , giudicarebbe secondo la verità; perchè io per me non dubito punto che il Capitano sia per fare tutte quelle cose che a onorato cavaliere si convengono, e fare a sapere all'Illustrissimo ed Eccellentissimo Sig. Duca ed all' Eccellentissima ed Illustrissima Sig. Duchessa , e conseguentemente a tutti gli altri, che le parole che usò V. S. per le quali egli venne in collera, non furono quelle che rapporte gli furono; e che se avessi saputo la verità, non arebbe fatto quello che fece, e di più che gli duole d' averlo fatto; ed in somma se V. S. si conlenta, come ella si contenta e si deve ragionevolmente contentare, di riavere il suo in tutti quei migliori modi che si deve e può, io son certissimo che il Capitano è d'animo risoluto di non volere di quello di persona, e meno di quello di V. S. Della qual cosa a voi seguirà, s'io non sono errato, infinito onore, e a lui non picciola lode, per l'avere seguito amenduni piuttosto la verità della cosa che la falsa oppenione del volgo. Io aspetto la risposta di lui, e tutto conferirò li Meramente al Sig. Tombano; e perchè io sto per andare insino a Orvieto a starmi tre o quattro mesi col Reverendissimo Monsignor Lenzi vescovo di Fermo e governatore di quel luogo, antichissimo amico e signor mio, lasciarò al ReverendissimoRicasoli, il quale dirà e farà, per sua natia bontà e per l' amore che porta a V. S. ed all' onesto, tutto quello che in tal causa sarà da dire e da fare. Di me non le dirò altro se non che, non ostante l' amistà che ho più anni sono col Capitano, non ho nè detto nè fatto cosa alcuna, nè mai farò, che mi paia fuori dell'onesto, nè mi son mosso per altra cagione che per lo bene comune, e per la osservanza
mia verso Monsignor vostro Reverendissimo, e m'allegro che S. S. Reverendissima e voi l'abbiate con quell' animo presa che alla bontà e giudizio d' ambo due si conveniva; della qual cosa molto le ringrazio: e se non fosse di soverchio, o mi paresse di potere qualche cosa, me l' offerirei. Prego N. S. Dio che vi conservi sano e felice-, ed al gentilissimo e valoroso Messer Ercole Pasitello mi raccomando quanto so e posso il più.
Di Firenze adi 18 di Maggio del 55.
Di V. R. S.

AfFezionatiss. Servo
Benedetto Varchi.

 

 

 

 

Al Molto Magn. e Red. S. suo Oss.
Il Sig. Abate de' Rucellai
a Bologna.

Molto Mag. e Valoroso Sig. mio Osser. Oggi che è martedì e siamo agli xxi a xxn ore ho romito la risposta contra l' obbiezioni mandate da Ronia, ed aveva fatto pensiero di mandarvela subitamente; ma perchè è di tre mani, di Messer Lelio, di Messer Lucio e di Tonino (e), ho pensato cke sia bene farla rescrivere; ma perchè è cosa lunga più che il Discorso, ed io sono per partire iu brevi dì e menare meco Tonino, lasciato a Messer Lelio che la trascriva ; e voi dopo che 1 arete letto e considerato, ed aggiunto e levato tutto quello che vi parrà, lo manderete al Guidacelo 0 a chi ,vorrete, che lo mandi a Messer Giovanni. Io vi dico liberamente che non so se quegli amici suoi che hanno scritto, sono o soldati o dottori o mercatanti, che mi pare tengano di tutte e tre queste professioni, e i?on siano di nessuna. Sì che rimetto il tutto nella prudenza e giudizio vostro, chè quanto a me non mi curo d'altro che di soddisfare prima al vero e poi a voi.

Ma per venire alle cose che importano più, sappiate che io ebbi infinita allegrezza quando Messer Marcantonio Tombano mi disse che il Sig. Abate si contentava d' aver da voi quello che se gli veniva e non più; ed in ispezie mi disse che ogni volta che V. S. facesse intendere all'Illustrissimo ed Eccelleutissimo Sig. Duca e all'Eccellentissima ed Illustrissima Sig. Duchessa che se voi aveste saputo quelle parole che egli disse alla donna vostra, non areste fatto quello che faceste (d). E di vero, come mi diceste voi in piazza quando ve lo disse, .se bene mi ricordo, areste lasciato il pensiero a lui della suocera vostra sua zia; soggiungendo che non v'era stato riferito altramente che come avevate detto : ma che dicendo così il Sig. Abate, pensando che non dicesse le bugie, vi mostraste tutto confuso e maravigliato; dicendo poi, che non da loro ma da altre persone avevate inteso che il Sig. Abate aveva favellato cortesemente verso la donna vostra sua nipote. Onde io, che non credo mai tanto vivere, che veggia questa pace couchiusa per lo comune bene e quiete dell' una parte e dell'altra, \i scrissi subito due lettere d'un medesimotenore, acciò n'aveste una almeno, come credo arete avuta, e n'aspetto con disiderio incredibile la risposta, acciò avanti mi parta lasci la cosa inviata al Reverendissimo di Cortona, il quale non vi potrei dire quanto abbia caro questo accordo. Ma vedete disgrazia ! S. S. s' è ammalata, onde non ho potuto parlargliene più; e per non mancare io d'uffizio nessuno che per me si potesse, scrissi una lettera, come vi scrissi che farei, al Sig. Abate, parendomi che se le parole che dice egli d'aver dette alla donna vostra, e vuole rimettersene a quello che ella dirà, furon vere , come si dee credere, che voi, quando ne sarete certificato veramente, possiate e debbiate dire che non areste fatto quello che faceste. Ma perchè io non voglio far cosa alcuna che V. S. non sappia e non lo consenta intorno a questo maneggio, feci fare una copia della lettera di parola a parola , la quale sarà con questa; consideratela e rispondetemi liberamente, come avete fatto infin qui, benchè devendomi io partire, come sapete, e trovandosi il Reverendissimo di Cortona infermo , non so quello sia da fare, e massime trovandovi voi in cotesti luoghi, dove vi bisogna pensare ad altro; sì che sto dubbio infino non ho vostre, nè vorrei esservi molesto con lettere . e non vec"o ni potervi parlare a bocca : onde mi rimetto in tutto e per tutto, sappiendovoi quanto io disidero il bene delnino e dell' altro, a quanto giudicarete che sia ben fatto. Né voglio mancare di dirvi, per uscire di questa materia , che essendo oggi morta il piovano di san Gavino , il Magnifico Messer Lelio per parte di S. E. ha fatto conferire tal pieve in me ; onde si può dire che siamo quasi vicini in villa, nè per questo restarò d'andare a Orvieto; sì che non tornandovi molto scomodo, potrete mandarmi il cavallo, come vi scrissi, agli xxiv 0 gli xxv del presente. Serbate, vi priego, tutte queste Varchi Prose Varie. 23

lettere, perchè io non ho copia. State sano, ed amandomi come fate e come io osservo voi , scrivetemi quanto prima.

Di Firenze agli XXI di Maggio del MDLV.

 

Servo di VS
Benedetto Varchi.

 

 

 

Al Molto Mag. e Valoroso S. suo Osser.

Il S. Cap. Francesco de' Medici Nel feliciss. Esercito di S. E. Illustriss.

Molto Magn. e Valoroso Sig. mio Osserv. Tornando iersera a casa trovai il cavallo con due lettere di V. S., una de' xix e l' altra de' xx da Pienza. Quanto al cavallo, Tonino lo governa e governerà benissimo; ed io voglio menarlo a un maniscalco, perche essendo venuto sferrato dal pie destro di dietro, zoppica assai bene, e mi pare che sotto il ginocchio sia un poco d' enfiato da due parti, ma a tutto si provvederà con diligenza. Il Discorso mandarò, come dite, a casa vostra, perchè non è stato a tempo, chè ieri si cominciò e fornì la risposta, la quale Messer Lelio copiarà e lavi mandarà, come vi scrissi ieri. Scriverrà dinanzi la risposta ehe io aveva fatto prima a quei cinque Capi, la quale mandarete o non mandarete, come vi parrà. Non vorrei già che Messer Giovanni de'Rossi ne facesse capo, perchè, come vi dissi, sono certo ha fatto ogni cosa per l'amore che vi porta grandissimo, ed io ancora ne gli ho obbligo; però quando rispondete alla sua datami da Carlo Mancini e mandatavi colle mie, dite due parole di questo fatto, o almeno quando mandateli la mia risposta; benchè egli, penso, mi conosce e sa ch'io prepongo il vero a tutte le cose. E se avessi seguitato l'ordinaria modestia mia nelle parole , come arei fatto se la cosa non fosse stata di tanta importanza, o fusse appartenuta a me solo, sarebbe parato, non si risentendo a cose tanto fuori di ragione, che Y uomo non l'avesse o conosciute o stimate ; e come non mi sono alterato io che mi mordano in tanti luoghi, chiamandomi inragionevole ed ignorante, non si doverranno alterare essi che io risponda talvolta per le rime; e certo non ho fatto per offendergli, non sappiendo chi sono, nè anco, per dire il vero, curandomene, se già Messer Giovanni per sua gentilezza non lo scrivesse egli a voi, come arei fatto io, o almeno Messer Giovambatista Guidacci, che penso lo farà.

Ma venendo a quello che più importa , cioè al negozio vostro col Sig. Abate, io ve ne scrissi ieri a lungo, come desiderosissimo che s'acconciasse, e vi mandai la lettera che scrissi al Sig. Abate sopra ciò. Ora io non intendo bene quello che scrivete per questa circa quella parte di fare intendere a' Signori nostri quanto vi scrissi; perchè se fusse vero, come il Tombano dice per cosa certa, e voi quando lo vi dissi, accennaste d'averlo inteso da altre persone che da' vostri, che le parole dell'Abate fussero state altramente di quello che vi fu porto, questa sarebbe agevolissima via e giustissima, secondo me, a conchiudere la pace, dicendo voi, che se l'aveste saputo, non areste fatto quello che faceste. E perchè possiate meglio risolvervi, vi mando quella nota che scriveste a S. E. S. mentre eravate sostenuto, di vostra mano propia, cioè quella che mi deste, benchè credo siate ora in luogo ed in maneggi da non potere attendere a leggere lettere. Però non sarò più lungo, ed al Tombano dirò, trovandolo, di non aver avuto risposta, come veramente non ho avuto, sopra questa materia, salvo che voi sete prestissimo, come sete stato sempre, a non voler nulla di quel di persona, e meno dell'Abate vostro parente. E perchè io partirò di corto, a voi non mancalà, volendo tirare innanzi la pratica , a chi commettere, essendo infermo il Reverendissimo Vescovo di Cortona : e se V Abate mi risponderà, che potrebbe essere, non farò cosa alcuna senza vostra non che saputa, licenza; dicendo che non trovandomi dove voi, non saprei che dirmi altro, se non che disiderate la pace e l'onesto, e che da voi mai non restarà. La qual cosa doverrete fare non meno con i fatti che con le parole, se ben conosco la natura vostra: e cosi vi priego e conforto. State sano.

Di Firenze agli XXII di Maggio del i555.

Serv. di V. S.
Benedetto Varchi.

 

 

Al Molto Mag. e Valoroso S. suo Oss.

Il Capit. Francesco de' Medici
Nel feliciss. Esercito di S. E. Illustriss.

Molto Magn. e Valoroso Capitano Sig. mio Osser. Io ho letto e considerato la lettera la quale vi manda il nostro Messer Giovanni de' Rossi da Roma, e di più i cinque capi che egli vi manda insieme colla lettera sopra il Discorso da me fatto (e). Quanto alla lettera io riconosco in Messer Giovanni l'amore che egli vi porta; non mi pare già riconoscere in ella quel suo giudizio naturale; perchè, se io ho da favellare liberamente , come soglio e come tra noi si ricerca, niuno è dei cinque capi, o siano fatti da mercanti o da dottori o da soldati, degno che vi fusse mandato come cosa, non dico rara, ma ordinaria ; ed egli che per sua natura e costume suole andare al bene, come diciamo, e al buono, pare in non so che modo da se medesimo mutato ; poichè non solo non conosce quanto siano parte vani, parte deboli e parte falsi i cinque capi mandativi, secondo il giudizio di quei suoi amici, i quali non so chi siauo, e non lo sapendo, voglio credere che siano uomini da bene, e che abbiano fatto ciò che fatto hanno per ottima cagione; ma, per mio giudizio, non hanno conosciuto nè la causa nè voi, e si sono dati a credere che il Discorso sia fatto all' usanza del dì d'oggi, cioè per fare il fatto suo, senza pensare più oltre, o chu voi desideriate questa pace per fare il fatto vostro e non per altro ; credendo forse, come molti altri, che io fatto l' abbia o per ordine vostro o almeno per compiacervi, e non mosso da chi desidera solo la ragione e l* onesto ; ma tornando donde partii, dico, che Messer Giovanni non solo non ha conosciuto la debolezza, vanità e falsità di detti capi, ma ancora vi ha scritto che meglio sarebbe che voi diceste di non ricordarvi di quelle parole che io dico voi aver dette al signor Abate. La qual cosa, sia detto con sopportazione, mi pare lauto lontana sì dal vero e dall' uffizio d' ogni uomo da bene, non che onoralissimo cavaliere, che se io non avessi la sua mano riconosciuto, non arei creduto mai cl tu egli scritto l' avesse, essendo conlra la natura di lui medesimo, se io infin qui ingannato non mi sono. Io so certo che voi l'intendete come io, ma quando fusse altramente, il che appena quando il vedessi lo crederei, sappiate che io che non fo professione d'armi nè di cavaliere, ma solo di filosofo, prima che dicessi di non ricordarmi di quello che io mi ricordo, sosterrei non che una, mille morti ; tuttavia rispondete tutti" quello che vi pare, chè io mi rimetto nella prudenza e volontà vostra, e vi dico e dirò solamente quello che farei io, che non sono nè de' Medici, nè Capitano.

E venendo ai cinque capi, i quali sono questi di parola a parola formalmente :

I. Che non pare che sia da mostrare questo Parere per molti rispetti : chè la querela non è ferma e chiara se non da una parte, e sarebbe cosa non manco fastidiosa e pericolosa che di pregiudizio la inquisizione della verità ;

IL Che al presente non accade nominare la signoria del fratello, e così ancora il Capitano Batista, perchè sono accessorii ;

III. Che il Discorso par fatto in favore d'una parte, e non pare che e' sia da essere accettato il testimonio dell'autore;

IV. L'altre considerazioni non si dicono, per esser fuori della materia principale ;

V. Che la pace si possa fare , e che sia più sicuro il modo che ne insegna il Muzio nel quarto libro alla terza risposta;

dico, quanto al primo , che il Discorso è già ito, come sapete voi che mandato l' avete, in diversi luoghi e a varie persone; onde quando bene voleste, non siete più a tempo a non mostrarlo; ma bene vi dico che io per me non so vedere perchè mostrare non si debbia. E i due rispetti che raccontano costoro, chiunche si siano, sono di niuno valore , perchè quanto a dire che la querela non è ferma e chiara se non da una parte, non so quello vogliano significare; perchè niuna querela da principio, infino che non vi si risponde dagli avversariè ferma e chiara; e, brevemente, infino che non è contestata la lite, non si chiama propiamente querela, come ancora nei piati che si fanno alle civili ; ma per questo non seguita che se uno mi debbe, esempigrazia, cento scudi, o dice d'aver avergli da me, che io non debba o chiedergli i miei danari, o dire per salvare l'onor mio che io non gli debbo. E in che modo si poteva mai fermare e chiarire questa querela, se l' una delle parti non cominciava ? Ed avendo alcuna delle parti a cominciare , toccava ragionevolmente a voi; e perchè voi per avventura fatto non 1' areste , mi mossi io , come uomo di mezzo, richiestone da coloro a cui mancare nè voleva nè doveva, affine che se io fussi male informato o avessi quello , che ragionevole non è, dimandato, potessero coloro, a cui toccava, o informarmi meglio, o rispondere che giusto non era quello che io domandava. E in somma uno aveva a cominciare per fermare e chiarire questa querela, altramente andava in infinito; sicchè questa prima ragione del primo capo è fuori di ragione, favellando tuttavia secondo il poco sapere e giudizio mio, e rimettendomi sempre a chi più e meglio intende che io non fo. E voi e tutti gli altri pigliate sempre quello che io dico, non perchè così nel vero sia, ma perchè così nel vero mi paia, non intendendo io, non dico di ingiuriare o offendere alcuno, ma nè anco di riprovarlo, se non quanto la ragione stessa e l'onesto siano dalla parte mia. Quanto alla seconda ragione del primo capo , non mi periterò a dire dopo le scusazioni e protesti fatti da me , che ella sia tutta lontana da uomini onorati e ragionevoli ; perchè se il cercare la verità è cosa non manco fastidiosa e pericolosa che di pregiudizio, io per me non feci mai nè farò altro, e tanto crederrò che Dio mi sia propizio, quanto io cercarò ed amerò la verità , e non punto più ; e non solo non terrò buon cavaliere , ma nè anco buono uomo, anzi nè uomo ancora , chiunche non solo non cercarà della verità, ma non preporrà quella a tutte l' altre cose insieme ; dalla qual cosa prendo certissimo argumento che gli amici di Messer Giovanni, chiunche si siano,onon sappiano o non vogliano sapere, e, brevemente, seguitino la via volgare d' oggi e non l' onorata de' cavalieri. E per Dio vero e vivo, che non soglio mai giurare, l'avere io ]ctto di mano loro nel foglio mandatomi da voi e a voi da Messer Giovanni, che l'inquisizione della verità è cosa non manco fastidiosa e pericolosa che di pregiudizio , m'ha fatto raccapricciare e quasi inccrconire i sangui, come noi diciamo ; e se io volessi distendermi in su questa cosa, crederrei far raccapricciare e inccrconire i sangui anco a loro; ma io voglio solamente dire l'oppenione mia, senza cercare biasimo ad altri o mettere in odio persona alcuna.

E però passando al secondo capo, dico che la signoria del fratello, cioè il signore Annibale, il quale io nomino per onorarlo, e così il Capitano Batista, sono bene accessorii, come si dice nel Discorso, donde per avventura hanno cavato costoro che eglino accessorii siano, ma non per questo non si doveva non farne menzione ; perchè quanto al signore Annibale, sapete voi quanti furono coloro i quali dissero che il signor Abite, per lo essere egli Abate e di professione diversa dall'armi, se ne starebbe; ma che il signor Annibale suo fratello, come signore e cavaliere onorato, se ne risentirebbe; onde io disiderando dimostrare la verità, dissi, come è il vero , che sua Signoria non poteva risentirsene onoratamente; oltre che quando non si fusse fatto menzione di S. S., pareva che di lui poco conto si tenesse; per non dire che egli, conchiusa che si fusse la pace senza lui, poteva levarsi suso e dire: Ora tocca a me, come sanno coloro che intendono , perchè l' un fratello non solo può , ma deve pigliare a difendere l'onore dell' altro , o , per meglio dire , come mostra il Discorso, il suo propio , essendo ingiuriato egli stesso nella persona del fratello, come avveniva in questo caso, se** voi non aveste soggiunto quelle parole, come si vede nel Discorso ; le quali tutto che io creda siano note al signor Annibale, e che egli sappia benissimo quello che

importano, tuttavia mi parve di porlevi e dichiararle, non tanto per S. S. che sa, quanto per gli altri che non sanno ; e non so vedere quello che nuocere potesse averne fatto menzione, a chi non vuole favellare in maschera, come non voglio io, nè mandare cosa alcuna in capperuccia, come non volete voi. E non so qual mio fato fa che quanto io desidero più di procedere liberamente e senza sofisterie, tanto più m' abbatto in solistici che cercauo, come si dice, cinque piè al montone, e in somma vogliono più tosto parere che essere, o almeno lasciano la via maestra per gli tragetti. Perchè quanto al Capitano Batista, chi non vede che io non aveva fatto menzione e che vi fu aggiunto, come dice tanto spressamente e chiaramente il Discorso, poi che il Discorso era fatto? E questo avvenne perchè il gentilissimo Messer Marcantonio Tombano, il quale si trovò in sul fatto, mi disse che credeva che la pace si conchiuderebbe ogni volta che il Capitano Batista se ne accordasse, e voi mi diceste che il Capitano Batista, come era vero, non si teneva nè offeso nè ingiuriato , e di questo lasciassi il pensiero a voi. Vedete dunque quanto è vero quello che dice Aristotile ad altro proposito, cioè, che coloro i quali a poche cose lianno risguardo pronunziano agevolmente, e si lasciano uscire di bocca quello che è e non è senza considerazione alcuna.

Quanto al terzo capo, io, che pure l' ho fatto, non so conoscere perchè sia fatto in favore d'una parte, e vi giuro che, come a voi dissi, chea me pare d'avervi piuttosto in alcuna parte caricato, che altramente ; il che feci sì per la licenzia da voi datami, e sì perchè imparaste un'altra volta a frenare la collora. Che il testimonio mio non debba essere accettato, se intendono quanto al Discorso, dicono quello che dico io medesimo, Varchi Prose Varie. 24

che protesto due volte, nel principio e nella fine, non solo di non voler pregiudicare a persona alcuna in modo veruno, ma eziandio di non farne professione ; il perchè giudico o che costoro non abbiano letto il Discorso, o che non l'intendano, o che vogliano che così sia, come essi dicono. Se intendono che il testimonio mio non debba essere accettato, di quello che io fo fede che voi mi diceste o la sera medesima o più mesi sono, mi pare che s'ingannino, anzi s'ingannano del tutto; perchè a me deve essere in tal caso e in ogni giudizio, come a qualunche altro, creduto, facendo io professione di quello che fo ; e se credessi che avessero voluto intendere questo, risponderei loro in un' altra maniera che io non fo, parendomi atto e uffizio d'uomo buono e da bene ripigliare le cose nella parte migliore. E chi sa meglio di voi se quello che io testimonio è vero o no? donde potete conoscere se si muovono non vo' dire a passione , ma da cattiva informazione.

Quanto al quarto capo, non le dicendo essi, e confessando che sono fuori della materia principale, non so che rispondermi, se non che dubito, per dire il tutto liberamente, che non facciano come quei dipintori o cosmografi che dipignendo il mondo, quando giungono ad alcun paese che essi non sappiano, scrivono : Paese Incognito, facendovi o selve o fiumi ; ben vi prego che scriviate a Messer Giovanni che gli preghi che scrivano tutte quelle considerazioni che hanno lasciate, e vedrete che la bisogna starà come dico io, sebbene credo che per parere d'aver detto qual cosa, ne vorranno trovare ad ogni modo; ma la risposta mostrarrà e a loro e agli altri che la verità può bene essere oppugnata da ognuno, ma non già vinta da persona ; ed io per la promessa fatta nella fine del Discorso, non posso nè debbo nò voglio mancare di rispondere, solo che si proceda civilmente e con quella modestia che si richiede, chè io per me non voglio nè imparare da chi non vuole insegnare, nè insegnare a chi non vuole imparare; nè pensate che io dica quello che ora dico, a caso.

Quanto all'ultimo capo, possa io morire se non ho riso più di voglia che abbia fatto gran pezzo ha ; perchè io so anche io che la pace si può fare, anzi so più oltra , che ella fare si debbe ; nè voglio ora disputare qual sia più sicuro modo, o quello che insegna il Muzio nel quarto libro alla terza risposta, come dicono essi, o quello che mostra il Discorso, perchè io non cerco altro che la verità, e che la pace si conchiuda onoratamente per l'una parte e per l'altra; e il Discorso ne fa fede sì in molti altri luoghi, e sì dove dice che le parole si possano mutare e modificare così dall' una parte come dall' altra , e si rimette generalmente a tutti coloro che o per pratica o per iscienza intendono più di queste cose che io non fo ; e particolarmente al Reverendo Monsignor di Caserta, al signor Conte di Montelabate e a Messer Ieronimo Muzio. Nè crediate che io dica questo perchè il modo del Muzio nel quarto libro alla terza risposta sia migliore , perchè nè il Muzio stesso in quel capitolo mi sodisfa del tutto, e questi medesimi che l'allegano, l' allegano, per quanto a me paia, fuori di proposito. Ma ricercare cotali cose che non fanno al proponimento nostro di conchiudere la pace onoratamente per l'uno e per l'altro , mi pare da chi voglia mostrare di sapere o parere di dir qualcosa ; e da ora innanzi, come v' ho detto più volte, non pure vi conforto, ma vi prego, che vi rimettiate non solo al giudizio di tutti e tre i sopra detti, ma di ciascuno di essi, e conoscerete, s'io non m'in"anno che coloro che vanno prr la strada diritta e non per viottoli, arrivano ad un medesimo luogo.

La conchinsione si è, che voi rispondiate a Messer Giovanni in quel modo che al giudizio vostro parrà , cavando di questa mia lettera, se cosa alcuna vi parrà che sia ben detta ; e sopra tutto tenete fermo, come avete fatto fin qui, di voler rendere al signor Abate tutto quello che o a voi, o a chi di cotali cose s'intende, parrà che tenghiate del suo. Ed egli penso s'abbia a contentare di questo, senza che voi ci mettiate del vostro ; il che sarebbe ogni volta che diceste di non ricordarvi di quello vi ricordate d' aver detto. E ditegli chiaramente, che voi non cercate la pace per altra cagione che per fare il debito e ufi zio vostro , cioè , quanto a nobile uomo e valoroso cavaliere s' appartiene; perchè g1' inganni o le simulazioni in niuna cosa, e meno in questa, hanno luogo. E se la risposta vostra parrà ad alcuni forse troppo fuora dell' uso moderno, scusate voi, o accusate me che non

/ . volli fare altro nè dire che quello che la ragione porta

e l'onesto. E raccomandatemi a Messer Giovanni, al quale sapete quanto io sono amico; ma più mi è amica la verità.

Molto Magn. e Valoroso Capitano Letto da me e considerato tutto quello che dagli amici di Messer Giovanni de'Rossi è stato scritto dopo tanti mesi a Messer Giovambatista Guidacci, non so se contro alla lettera scritta da voi in risposta della sua a Messer Giovanni, oppure contra il Discorso fatto da me, o piuttosto contra l' una e l'altro; dico che io non posso nè debbo mancare di non rispondere, ma bene mi duole d'averlo a faro prima contra persone le quali io non conosco, poi coatra ragioni lanto parte debili, parte false e parte ridicole, che io, se Dio mi conceda quello che disidero più, dubito che chi leggerà le risposte mie non pensi o che io stesso abbia (alto cotali obbiezioni per mostrare di sapere qual cosa, o che almeno alcuno amico mio abbia ciò fatto perchè io abbia non solo cagione giustissima, ma larghissimo campo di mostrare che il Discorso fu da me fatto non solo con ottimo animo, ma eziandio con fortissime ragioni. E da ora innanzi io non ricuso che chiunche leggerà il Discorso e quello che costoro gli hanno scritto contra e le risposte mie, non mi tenga, non dico uomo indotto come sono, ma ancora ingiusto ed iniquo, il che mai non fui, se non conosce che io sono proceduto lealmente e con verità, ed essi altramente, cioè, o come sofistici o come ignoranti di cotali cose. Nè vorrei che vai o alcuno altro pensasse, se io uso alcuna volta parole o troppo libere o non convenevoli alla natura e professione mia, che io facessi ciò per odio alcuno o per maledicenza, perchè non solo non ho odio verso cotali, anzi sebbene non gli conosco, ho loro obbligo sì perchè dicono , ed io il credo, d' esser mossi a buon fine, e sì perchè hanno dato la via di risolvere, se dubbio alcuno c'era. Ma il farò solo per meglio chiarire, a chi non intende, l' oppenione mia, e in somma non per offendere altri, ma per difendere me stesso. E di più vi dico, che se Messer Giovambatista m'avesse rimandato il Discorso che solo m'era restato , a me dava il cuore di dimostrale colle parole del Discorso medesimo tutte le cose che in questa lettera contradicono a quello, essere quali io ho detto di sopra; ma poi che egli non l'ha mandato, ed io sono per partire, non voglio mancare di rispondere così a mente, in questo breve tempo, non quanto m'occorre, chè sarei troppo lungo, ma quanto mi pare che baste a far ciliare le ragioni vostre e l'oppenione mia. E da qui innanzi per ischifare un non so che, non dirò il nome mio nè il vostro, ma /' Autore del Discorso e il Capitano, quando m'occorrerà o me nominare o voi. E perchè nè all'età mia nè alla professione si disdice, m'ingegnarò, avendone più che occasione, mostrare come si debbano o riprendere o difendere gli altrui scritti, da chi vuole con ragione e ordinatamente procedere. E prima che io faccia questo, dirò , come si protesta ancora nel Dicorso , che io non intendo seguitare nè l'abuso d'oggi, ancora trai cavalieri di gran nome, nè l' oppenioni del volgo, ma solo, non dirò l'autorità de'filosofi, ma le ragioni, e sopra tutte l'altre quelle d'Aristotile; il perchè non si meravigli alcuno nè l! attribuisca ad arroganza o dispregio , se l' autorità dei legisti o altri dottori, ancora che nominatissimi, non ci moveranno, anzi non ne terremo conto alcuno, quando o le ragioni o l'autorità dei Peripatetici saranno in contrario; rimettendoci nondimeno a tutti coloro che più di noi sanno. E venendo al fatto, dico, che io non so vedere a che fine sia fatto da costoro quel discorso, che tra l ' oppenioni umane due chiaramente ( per dire le parole loro) se ne comprendano, dalle quali si vede esser regolata la vita nostra, e queste altre non sono che desiderio d'onore e temenza del contrario ecc. La qual cosa, quando bene fusse mille volte verissima, non veggo a quello serva in questo luogo, se non a mostrare che costoro non procedono, come dice l'Autore del Discorso, che vuol procedere egli, cioè lealmente e secondo la verità ; perchè la vita nostra non so se è regolata dal desiderio d'onore, perchè così bastava dire, senza aggiugnervi e temenza del contrario; perchè, oltra che chi sa l'un contrario, sa ancora l' altro, la te

menza della vergogna è privazione, e le privazioni, come sanno gl'intendenti, non operano per se cosa alcuna. So bene, per tornare a casa, che la vita nostra dal desiderio dell'onore essere regolata non deve, anzi solamente dalla ragione e dall' onesto ; e chiunche non in servigio della religione cristiana e per fare cosa onesta, ma per acquistare onore o fuggire vergogna ammazzasse il Gran Turco, e convertisse tutti gì' Infedeli alla Fede di Cristo , non perciò meritarebbe oiiore, anzi nè lode alcuna ; e così dico di tutte l'altre operazioni umane, chè niuna nè si può nè si deve nè onorare nè lodare, se non è fatta principalmente con ragione, e per ragione della virtù e dell'onesto, alle quali seguita poi o l'onore o la lode, come seguitano l'ombre i corpi. Sì che vedete quanto sia falso quello che costoro riducono primieramente a memoria, quasi fusse chiaro o vero per se ; e coloro i quali non hanno altro sprone che quello che dicono essi, o non aspettano altro merto, s'ingannano in di grosso, e, come latinamente si dice, di tutto il cielo. E perchè essi vogliono provare il detto loro per induzione, cioè raccogliere dai particolari l' universale, dicoche anco nella pruova s'ingannano; prima, perchè non è vero che ogni età ed ogni sesso faccia ciò che egli fa o per acquistare onore o per fuggire vergogna ; nè credo che nei migliori secoli, non che in questo sì corrotto, fusse necessario che ciò si provasse, tenendo molti d'ogni sesso ed età, benchè nei fanciugli non cade onore, molto più conto dell'utile o del piacere, che dell'onore. E quando bene fusse quello che dicono, non mi peritarò di dire che essere non doverrebbe, perchè non per l' onore nè per la vergogna, ma per la ragione e per l'onesto si deve operare tutto quello che s'opera; e chi fa altramente, fa quello che vuole e forse quello che si usa, ma non già

quello che debbe. Poi, eho hanno a fare qui l'arti meccaniche? nelle quali non è nè quello onore nè quella vergogna de" quali si ragiona al presente. E credo io che costoro si deano a credere che anco agli artigiani sia lecito entrare negli steccati per difendere quello onore che essi non hanno, e quando pure l'avessono, non coll'armi e per gli campi, ma colle leggi nei giudizi o civili o criminali difendere lo debbono. L' altre cose di questo primo avvertimento sono cavate parte dal libro del Possevino e parte da quello del Muzio, ma, per mio giudizio, fuori di proposito, e non bene intese.

E qui mi sovviene di quello che dice Marco Tullio divinamente in una delle sue divine orazioni, ed ancora Sallustio il fa dire a Mario, che molti poscia che ciano creati capitani degli eserciti, o cominciavano ad apparare allora quello che al governo degli eserciti s'appartenesse, o menavano con esso loro chi nel governare gli eserciti esercitato si fusse. Essi se avessero 0 letto o considerato il Discorso, arebbero conosciuto che l'Autore sa a che fine fu istituita la cavalleria, e che chi contra la ragione prende l'armi quando non occorre, o p'T viltà d' animo lascia di prenderle dove bisogna, non merita il nome di cavaliere, anzi è infame e vituperalo. E l'esempio tolto dal Possevino dei due tempii, uno alla Virtù e l'altro all' Onore, credo non sia stato bene inteso, perchè niuno proibiva, come pare che accennino essi, che chi voleva a quello dell'Onore entrare, fusse prkna costretto per quello entrare della Virtù; ma erano di maniera edificati dall'architettore, che non si poteva entrare in quello dell' Onore , che prima non s'entrasse necessariamente e passasse per quello della Virtù. E quella proposizione universale è tanto chiara e tanto bene dichiarata dal Possevino, che non accadeva replicarla, quasi sia dubbio che come Dio solo è sempliceraente e assolutamente perfetto, così assolutamente e semplicemente è degno d'onore; ed anco è più che chiaro che le virtù consistendo nel mezzo, hanno più gradi. Nè tacerò che la conchiusione mi pare tutta diversa dalle premesse, come dicono i loici, e quando lùsse buona conseguenza, non so quello che inferisca , dicendo, lo lasceremo giudicare a voi, come nel Discorso non si dicesse come, quanto e perchè il Capitano s'è discostato o non discostato dall'onore; o se, parendo loro altramente, non devessero allegare le ragioni perchè.

Ma lasciando questo universale, nel quale non è parola che non sia o falsa o vana o soperchia, e sopra la quale non si potesse fare un lungo discorso, dico, discendendo con loro più al particolare, che dove dicono che non sanno vedere per qual cagione sia fatto questo benedetto Discorso; mi pare, siami lecito favellare liberamente, per le cagioni dette di sopra, che questa sia una spressa o ignoranza o malizia; perchè l'Autore stesso dice nel Discorso non solo chiaramente, ma lungamente la cagione che lo mosse, e ciò fu per sodisfare ad alcuni che l' aveano richiesto che egli devesse dire il parer suo in questo caso, e mostrare se onoratamente tra costoro si poteva far pace o no. E se io avessi il Discorso, porrei le parole stesse, ma ognuno le potrà, che vorrà, vedere, e conoscere per qual cagione fosse fatto quel benedetto Discorso, cagione non solo giusta, ma eziandio necessaria. E che eglino errino a bella posta 3 pare a me che lo mostri chiaro quello che soggiungono , dicendo : se voi diceste quello che ne dice lui, per vedere in che grado d* onore sia ciascuno di questi tre ; perciocchè la prima cagione è per vedere se si può far pace onoratamente o no; e soggiugne : e per far questo bisogna prima vedere in che grado d'onore sia ciascuno di questi tre ; il che fare era necesK sarissimo. Ma che dirò di quello che soggiungono ? che l ' onore più si stima appresso gli uomini da bene , chequal si voglia altra cosa , eccettuandone però i beni dell' animo. Non dice l'Autore del Discorso, anzi tutti coloro che della materia del duello trattano, le medesime cose? Ma più bello è quello che seguita, cioè (per non mettere tante volte le parole loro, e ridurle a qualche regola) i beni sono di tre maniere, dell'animo, del corpo e della fortuna; i beni dell' animo sono migliori di tutti gli altri, e questi s' hanno a preporre all'onore e si chiamano interni; l'altre due sorti si chiamano eslerni, ed a questi si debbe preporre l'onore. Ora se ne' beni esterni, che sono inferiori all'onore, gli uomini ragionevoli ed intendenti non vogliono dar sentenza senza udire le parti, e tante altre cautele ed eccezioni e informazioni e dilazioni e mille altre cose, per dire come eglino, né con tutto ciò si possono guardare dagli errori, come arà potuto I' Autore del Discorso, senza far tutte queste cose, vedere in che grado d' onore si truovino i tre , non avendo udito se non una parte ? Vedete bei sillogismi che sono questi. Uno che accusa un altro non può avere da lui cosa più grata che la confessione dalla bocca propria : l'Autore del Discorso non solamente confessa di non aver udito amendue le parti, ma nè ancora una sola, e nientedimeno crede d'aver conosciuto e detto il vero; perchè egli la prima cosa , fece la sua narrazione, cioè pose il caso in termine, come dicono i legisti, come pare che siano costoro al nominare tante cautele e altri nomi da notai, e sopra quello si fondò, e ogni volta che quello fondamento non fusse buono e vero, egli stesso dice e confessa che il suo Discorso sarebbe vano. E non dice egli più volte , che se non credesse vere le cose che gli furono raccon

tate e che lesse nella nota mandata dal Capitano all' Illustrissimo ed Eccellentissimo Duca di Firenze, che egli non le direbbe ? Doveano dunque costoro dire che le cose narrate, come poteva essere, non erano vere, e raccontare come furono, ed egli che dice, che procedere sofisticamente è così gran vergogna, si sarebbe ridetto. E da ora innanzi, io clieso di poterlo fare, prometto per lui, che se una sola delle cose da lui narrate fu altramente, che si ridirà pubblicamente. E se costoro fossero voluti procedere come egli fece, non l'arebbono accusato con sì manifesta calunnia come irragionevole ed ignorante, avendo osato dare una sentenza senza strepito e figura judicii, comesi dice alle civili, e in somma senza udire alcuna delle parti, perchè egli non dà sentenza come giudice, chè allora sarebbe vero quello che dicono; anzi egli stesso protesta due volte, e nel principio del Discorso e nella fine, che non fa professione di dare simili giudizi, nè intende di pregiudicare a persona. 1l che è tutto il contrario di quello che essi dicono: onde se hanno letto il Discorso, o non l'hanno inteso o non l'hanno voluto intendere ; l' una delle quali cose scusa l'Autore, e l'altra accusa loro. Oh quante cose si potrebbero qui dire ! Ma io voglio più difendere me, che offendere altrui ancora che con giustissime cagioni. Ma seguitiamo più oltra.

Costoro, come ravvedutisi dell' errorloro, avendo detto con sì manifesta menzogna che non sapevano a che fine fusse fatto questo benedetto Discorso , soggiungono, quasi credessero o che altri non devesse accorgersene , o accorgendosene , scusargli, soggiungono, dico: Se voi pur diceste, come medesimamente dice il Discorso, se tra costoro si pub fare onoratamente pa cei e in che modo, si risponde, che manca de' modi principali, ed atti a conseguirla. Sanno dunque costoro la cagione perchè fu fatto il Discorso, cioè per vedere se si poteva fare onoratamente pace ; non dovevano dunque dire che nol sapevano, ma dire che non istava bene, e l'Autore non arebbe cagione avuto di riprendergli come calunniatori, ma di ringraziarli come maestri, ed allegarne le ragioni, come dicono che parte fanno e parte lasciano per non essere loro uffizio. Io per me non so che uffizio si sia il loro ; so bene che chi vuole riprendere e confutare gli altrui scritti, deve non solo addurre le sue ragioni, ma abbattere l' altrui ; il che come costoro facciano, si vedrà tosto che aremo ributtato quello che soggiungono essi, cioè: Se pur voi diceste che fusse fatto in favore del Capitano , si risponde che in una parte egli è vero, sì come agevolmente potranno conoscere coloro che hanno punto di gusto di cose simili; ma dall' altra l ' aggrava pur assai e senza proposito, e che ciò sia il vero, lo dimo~ straremo per più luoghi. Credo io che costoro si credessero con queste parole fare o una grande ingiuria all'Autore del Discorso, o un gran puntello alle risposte loro, e non s' accorsero che queste parole sole mostrano che l'Autore scrisse, come egli testimonia tante volte, senza alcuna passione, lodando il Capitano dove gli pareva che fusse da dovere esser lodato, e biasimandolo in quei luoghi dove giudicava che biasimo se gli venisse. Il che se fu con proposito o senza , lo vedrà ciascuno per se stesso, solo che abbia quel guslo che molti non hanno; ed anco nel rispondere alle obbiezioni loro si farà più palese.

La prima delle quali è sopra quelle parole del Discorso : mosso dall' impeto dell' ira. Sopra le quali dicono cose che io per me dubito, non più, come credeva già, che tali opposizioni fussero state fatte da alcuno degli amici dell'Autore del Discorso por dargli materia di dire e farsi onore ; ma vo pensando che chi l'ha scritte, l'abhia fatto da beffe e per burla. Che cosa è in questa materia, che cosa è impeto? e se uno impetuoso è privo di ragione ono? e se egli conosce V universale e la particolare ? Io vorrei qui Io stile e l'ingegno del mio Cavalier Caro, e creder rei dire di belle cose. Che cosa è, gli impeti sono quattro: duoi che vengono dalla disposizione del corpo , e duoi da quella dell' animo ? soggiugnendo quei belli esempi ? Coloro che vogliono fdosofare deono essere filosofi ; i filosofi sannoche tutto quello che fa l'animale non viene nè dalla forma sola, cioè dall'anima, nè dalla materia sola , cioè dal corpo, ma da tutto il composto insieme} e però diceva il padre de' filosofanti, che il dire, V anima fa o questa cosa o quella, è non altramente che dire : l' anima fila o tesse. E a chi non sapesse e volesse intendere la cagione di questo detto, sappia che la materia e la forma sono talmente unite insieme, che ninna cosa è più e maggiormente una, che il corpo e l'anima insieme, cioè il composto ; ma serbiamoci il filosofare a maggiore importanza. Costoro vogliono che gì' impeti che vengono dall' animo , patiscano poca scusa, e danno la ragione , perchè sono quasi del tutto in nostro potere; e dicono , l ' uno si chiama amore e l ' altro iracondia. Che vuol dire quel poca scusa, per lasciare l'altre filosofie, e che vi fa quel quasi! Sanno infino i volgari che i primi impeti non sono in potestà nostra , e che è grandissima differenza dal fare una cosa pensatamente, al farla mosso da ira; onde i signori Viniziani, come prudentissimi, diversificano grandissimamente le pene ; ma che più ? Non cantò Omero per uno principal subbietto neh" Iliade l'ira d'Achille? Se tutte l'ire fussero state in tutti gli uomini ed età e tempi biasimevoli, egli non poteva proporre Achille nel suo poema per esempio d'eccellentissimo capitano, come sanno coloro che sanno; e chi noti volesse credere al poeta, creda ad Aristotile che dice , sebheue gli Stoici altramente l'intendono, che l'ira è' molte volte utile e lodevole, anzi ci fu data dalla Natura in luogo di grandissimo benefizio; ma questo è un filosofare di nuovo : e a tutte le obbiezioni loro di questa ira, e alle domande, si poteva e deveva rispondere Con quel verso di chiunche si fusse:

Jmpedit ira animimi ne possit cernere verum. Ma che dirò della divisione in tre maniere dell'ira? e dei tre modi come ella è nell'uomo ? se non che io non so se costoro si vogliano la baia d'altrui, oppure biffano se stessi; perchè, oltra che sono cose dozzinali, non fanno a proposito, e se vogliono mostrare d' essere morali e d'avere letto l' Etica , guardino di non fare il contrario. L'ira del Capitano la prima volta, posto che le paiole riferitegli fusscro vere, fu ira giustissima; e se non si fusse risentito, non sarebbe stato il Capitano, anzi nè un uomo ancora, ma un gran ceppo di quercia; ed egli prudentemente la frenò uscendo fuori di casa, e cercando di passarla con gli amici, ed in andando a spasso. E se costoro non credono queste cose, io le credo io: e quando pure non le credessero, dicano che è stato ingannato l'Autore del Discorso, e non ha egli cercato ingannare altri. La seconda ira, cioè quando" fece il misfatto, chè così voglio chiamarlo, fu uno di quei primi impeti che non sono in nostra potestà, e vedete che egli la sera stessa lo confessò da se medesimo, come quelli che è di cuore nobile, che ben so che molti de' bravi de' nostri tempi arebbon voluto manienere d'avere fatto bene, e detto mille bugie, delle quali credo che costoro l' arebbono lodato, anzi posso dite di saperlo certo; perchè nella lettera che mandò Mi-sser Gio\anni de'Rossi, era scritto da parte loro, che il Capitano dicesse di non si ricordare di quelle parole che egli avea dette; questa sì che è una cautela dal Ci^ polla (f), ma non già da un uomo da bene e cavaliere d'onore, il quale se prepone l' onore alla vita, come vogliono costoro che uno menta per la gola se medesimo, e non sia più che infame? E se dicessino, egli non si saperlà se non da lui, si risponde che al cuor gentile basta beu tanto, anzi è pur troppo. E se dicessero, egli s' usa così, si risponde che questo è uso cattivo, e che chi ama e seguita la verità, non ama e non seguita cotale abuso. E quanto è meglio e più degno d' uomo onorato confessare l'errore e ammendarsi, che negarlo e, per falsamente ricoprirlo, dire le bugie e commettere mille eri ori maggiori del primiero ? Io non dirò questo per incolpare l' altrui ignoranza, ma solo per iscoprire la mia; se costoro hanno saputo quello che dicono, io non so quello che risponda io; e se costoro intendono, io confesso di non intendergli. Nè so se l'odio si partorisce inimicizia, o la inimicizia odio; e quelle paiole che disse il Capitano al signor Abate , che si dovesse rimanere d'assassinarlo, non so perchè significhino più odio nel Capitano verso l'Abate, che disidetio che egli non seguitasse, nè il fratello, più olira. Nè so perchè tal parola, ancora che odiosissima e fastidiosissima, si debba lasciare da banda, come vogliono essi, perchè se il Capitano disse, come disse , assassinare, V Autore del Discorso non devea nè tacerlo uè addolcirlo con un verbo meno odioso e meno fastir dioso; perchè infino agl'idioti dicono che la gatta s'ha a chiamare gatta e non mucia o boncia ; e se essi arebbouo fatto così, l'Autore del Discorso non l' arebbe fatto egli. Quanto al dire che egli conosce il Capitano sensitivo, ma giusto nondimeno e ragionevole, e che giusto e sensitivo non pare che convengano insieme t io rispondo che questa è una delle maggiori o grosserie " ignoranze che udire si possa. Sensitivo è uno che si risente della ingiuria fattagli, e può essere così in buona come in cattiva parie ; onde il soggiugnere ma giusto nondimeno e ragionevole, dichiara che i suoi risentimenti sono giusti e ragionevoli, nè occorre che si consideri qual precede nel Capitano, cioè se è più sensitivo che giusto o più ragionevole che sensitivo, perchè si può essere sensitivo giustamente e con ragione. Oh rome è vero quello che dice Aristotile, che uno errore nel principio, ancora che picciolo, diventa nella fine grandissimo!

L'Autore del Discorso non difende il Capitano, anzi lo biasima grandissimamente che egli facesse quello che fece, ma lo scusa hene per lo essere egli mosso non tanto dall'ira quanto dall'ira giusta; la qual cosa, di Messer Ercole non si può dire. La ragione che allegano in favore di Messer Ercole, cioè che non sapeva l ' anima del Capitano, non intendo a che fine si dicano ciò; intendo bene che niuno debbe astenersi dal fare l' uffizio che di fare se gli appartiene per cagione alcuna , non che per paura d' una mentita invalida; e in somma costoro seguono il costume volgare, e hanno paura ancora di quello che temere non si dee, e credono o che l' Autore del Discorso vada dietro all' usanza d'oggi corrottissima , o che il Capitano cerchi la pace per altro che per fare il debito dell' uomo da bene e di leale cavaliere: nella prima delle quali so io quanto s'ingannino con esso voi, e neh" altra il sapete voi con esso meco. Deh udite cosa atroce, e parole indegne che sono queste loro, cioè dove dice che chi non si governa con ragione, non uomo ma bestia si può chiamare : questa parte si poteva (dicono essi) ed era il meglio tacerla, e si confessa die è verissima. Oh sfacciata iniquità!

dunque le cose vere si cleono tacere in cosa di sì grande importanza? Chi vuole che le cose vere si tacciano, pare che confessi, che le false dire si debbiano ; del che non so più sozza e laida cosa in ciascuno uomo, non che in un cavaliere d' onore. Che si può immaginare più brutto e biasimevole, che discordare la lingua dall'intelletto? Che credono che sia costoro una mentita ? o perchè pensano che ella scancelli tutte l'ingiurie dette, se non per essere cosa più che indegnissima I' avere la lingua diversa dal cuore? Quanto più seguito in leggere queste loro risposte, tanto mi pare che vadano migliorando nel peggio. Essi volendo mostrare non esser vero quello che il Discorso dice, cioè che niuno può vendicarsi da se stesso, perchè la vendetta s' aspetta a Dio e a'Principi , e che la punizione ne' casi propi non è cosa da gentiluomini, ma da villani, dicono, e credo che paia loro dite un bel detto e da turare la bocca a ognuno : l1 Capitano che ha fatto l ' una e l ' altro, e tanti altri gentiluomini giornalmente fanno il medesimo, sarà egli mai da dire che tutti costoro facciano cosa da villani? Or vadano e sì si vergognino, chè queste parole sole gli rendono indegni, non solo che non sia risposto loro da me, ma che pure se ne ragioni, e anche mostrano quanto siano buoni loici, perchè l' Autore del Discorso, e ciascuno altro potrà non solo facilissimamente , ma ancora con grandissima verità rispondere : Messer sì, che sono villani. E perchè essi diranno subito : dunque il Capitano è villano ; si risponderà non meno subito : Messer sì, che egli sarebbe villano, se avesse fatto ciò che fece non solo senza ira, ina senza ira giustissima. E costoro che vogliono procedere in altrui così sottilmente , anzi solìsticamente, devevano conoscere che essi non potevano sopra questo caso discorrere e giudicare, se prima non sapevano Varchi Prose Varie. 2G

quali fussero l'ingiurie che nel Discorso si dice che il Capitano^veva più tempo sopportate; perchè questo è lo stato della causa, e da questo dipendono tutte l'altre cose, le quali se furono vere, come nella notach'io lessi si conteneva, senza dubbio il Capuano deveva risentirsi , ma non già far quello che fece, rispetto alla deguità e privilegio della persona ; e se non furono vere , male fece chi le riportò al Capitano, ed egli in ogni modo è scusabile. Sicchè chi non sa queste cose, come so io, nè può nè debbe ragionare di questa causa, se non a vanvera e al bacchio, per dire come si dice ; onde essi sono incorsi in quel vizio meritamente, che riprendono in altrui a torto.

Ma udite cosa mostrosa che segue: Se Messer Ercole, dicono essi, merita questo per un similfallo, che meritarti uno che ri abbia commessi più e maggiori? Bella dimanda che è questa , sottile argomento, ingegnoso dubbio! Io non so per me che rispondermi, in" se un altro rispondesse che merita ogni male, cosa risponderebbono eglino? Forse che ciò toccarebbe al Capitano ; ma questo è falsissimo, perchè Messer Ercole non ebbe cagione, dove il Capitano 1' ebbe : onde bisogna che essi pruovino o che Messer Ercole l'ebbe,o che il Capitano non l' ebbe. E non dice il Discorso, che se il Capitano non avesse avuto giusta cagione, che egli arebbe commesso cosa indegna d' uomo da bene e d'onorato cavaliere? E se eglino dicessero, come dicono, queste son cose che aggravano il Capitano, rispondo che l'Autore del Discorso non cerca quello che l'aggravi o lo scarichi, come vorrebbono fare essi, ma quello che è la verità. E di qui doverrebbono conoscere la differenza che sia, se non dal giudizio, almeno dalla mente sua e dalla loro, e che non rettamente credono coloro che credono che il Discorso sia fatto in

favore dell'una delle parti; perchè, oltra l'altre cose, l'Autore d'esso non ammira meno nè meno ama ed osserva le singulari virtù del Reverendissimo Arcivescovo di Benevento e per conseguenza il signor Abate suo nipote, che egli si faccia il valore e lealtà del Capitano Francesco de'Medici; per non dir nulla che là natura, usanza e professione sua non sono di adulare a persona, massimamente in cose di tanta importanza, ma dire il vero a tutti. E se Messer Giovanni de' Rossi si fusse ricordato di questo, arebbe loro detto che se credevano altramente, di troppo lungo spazio s'ingannavano , o non arebbe mandato cotal risposta senza alcuna prefazione, non sappiendo nè voi ned io nè chi costoro siano 3 nè qual mestiero facciano, e che natura sia la loro, che per avventura si daranno a credere che io abbi scritto non quello che intendo , ma quello che vorrei ; e forse si dorranno delle parole usate da me alcuna volta, le quali, sallo Dio, non per offendere alcuno , cercando io di giovare a tutti, ma per le ragioni dette di sopra, ho usate. E però fia buono, per avventura , che non si mandino queste risposte, ma si faccia come della lettera, cioè si cavino le ragioni semplicemente. Non voglio già vi maravigliate se sono mancato di quello ordine che soglio, perchè sono stato di seguire l'ordine d'essi costretto.

Onde ora rispondendo a quella parte non meno ridevole dell'altre, dove dicono che a chi vuol dar giudizio in simil materia , la principal cosa è quella che si scrive per l ' udienza, cioè, Odi L' Altra Parte ; la qual cosa se fusse vera , come è falsissima, non ha a fare cosa del mondo con questa materia, perchè l' Autore del Discorso non è e non iscrive come giudice, ma per via di parere ricercato da chi poteva, e protestando che non vuole in modo alcuno fare preiudizio nè a que sta parte nè a quella, non che dar sentenza. E perchè intendano bene , la principal cosa di c'ii ha a giudicare è l'essere giusto, poi intendere la materia della quale deve giudicare, e finalmente udire le parti, e consideratamente procedere; e questo voleva dire l'Alciato e tanti Duchi allegati da loro senza dire dove; e tenete a mente che eglino dicono che l'intenzione è la vera regola dell'onore, ed io aggiungo a confermazione loro, che in tutte le cose si deve principalmente l'intenzione considerare ; perchè di sotto si ridicono, e tornano a dire che non sanno vedere per qual ragione sia fatto il Discorso, tanto che si può dire o che siano orbi del tutto o che non vogliano veder lume. Il Discorso è fatto con quelle avvertenze, secondo il poco giudizio mio, che si ricercano a un così fatto Discorso, cioè , a dire liberamente il parer suo; né aveva l'Autore d' esso a ricercare altro se non discorrere sopra quella materia cbe gli era data, presupponendola vera , come egli fece ; e se pure fusse stata falsa, la colpa non sarebbe stata sna, e il danno e preiudizio sarebbe tornato addosso al Capitano , perchè l'altra parte arebbe subitamente mostrato la verità, e così rimaneva il Capitano mal cavaliere e indegno del nome suo. E questo anco mostra che io credeva e credo aver detto la verità , e che procedo lealmente; perchè se ciò non fusse , non iscoprirei ora, essendo la causa nel medesimo termine di prima , questo embrice in favore dell'altra parte e preiudizio del Capitano.

AH' altra loro considerazione , che il Discorso manca de modi atti a conseguire la pace, non posso non ridere fra me, e considerare quanto gli uomini sono uomini. Dicono costoro : la principal cosa quando si scrive per condurre una pace, si ricerca il consenso e l ' autorità delle parti, o veramente commessioni de Signori ne' quali sia rimessa tal differenza. Le quali cose sono verissime, ma tutte fuori della materia , perchè questo in buon' ora non è giudizio , ma discorso, e non è fatto principalmente per condurre la pace, mi per mostrare se si può onoratamente condurre, e mediante colali dichiarazioni veder poi e tentare di condurla con quei consensi, autorità e commessioni che in cotali casi si ricercano. Dove soggiungono poi l* altra ragione, cioè, che bisogna scrivere secondo la ragione e non secondo l ' affezione; questo è più che vero, e più fa per l'Autore del Discorso che alcuna altra cosa; il quale , poste tutte le passioni da canto , dice solo quello che li detta la ragione ; ed io che so di poterlo fare, giuro per lui, che se non è così, non abbia mai cosa che egli disideri. Dove soggiungono per pruova di quanto hanno detto che chi è tenuto giusto agevolmente s'acquista credito, e col credito facilmente s'acquista fede, dicono vero, se favellano da retori o da oratori ; ma l'Autore del Discorso ama molto meglio lo essere giusto che l' esser tenuto. E chi discorre sopra cotali cose di tanta importanza, non deve procedere retoricamente e con ragioni probabili, ma filosoficamente e con ragioni vere ; onde hanno ragione a dire che il Discorso non fa questo, cioè non s'ingegna di persuadere retoricamente , ma di dimostrare filosoficamente, quanto la materia della quale si ragiona, permette. Dove poi seguita , che egli giudica le cose dell' attore secondo il rigore, e quelle del reo secondo l ' equità , cosa molto aliena dallo stile consueto e da chi tratta le paci ; si risponde che costoro, giudicando gli altri secondo se slessi, credono dire la verità, ma non la dicono ; e se sapessero che l' Autore del Discorso studiò già leggi, e non gli piacque mai che cosa nessuna si giudicasse secondo il rigore, ma tutte secondo l'equità, la quale tiene egli che sia la forma ovvero l' anima di ciascuna legge , non arebbono detto quello che dicono.

E dove per provare la loro falsa immaginazione, dicono che quella del Capitano non fu superchieria per accidente ma per se, mostrano prima che non sappiano quello che voglia dire per accidente e per se, dipoi contradicono a se stessi, perchè di sopra hanno detto che ne'casi d'onore si deve principalmente considerare l'intenzione: e qui pare che lo nieghino. Ma udite cosa grande che soggiungono : la superchieria essendo cosa vergognosa, nessuno dirà avere avuto animo di farla; e così vogliono inferire tutte le superchierie essere per accidente. Gran forza ha la verità ! Dottissimamente disse Aristotile, come tutte l'altre cose, che a coloro i quali scrivono per difendere una loro oppenione e mantenere quello che hanno altre volte detto, non si deve credere. Troppo sono costoro risoluti, e troppo giudicano gli altri secondo loro; poichè ardiscono dire universalmente, che nessuno dirà d'avere avuto animo di fare superchieria. Io per me credo e he il Capitano, quando l'avesse fatto, lo direbbe, e so per certo che l'Autore del Discorso il confessarebbe. E a uno che fusse tutto forte e portasse più armi ordinariamente che non faceva Mon Ghini, sarebbe lecito, affrontando alcuno che non avesse nè ancora la spada, dire di non avere usato superchieria , se egli usata non l'avesse, cioè se fusse stato a caso e per giusta ira, come fu quella del Capitano ; e se questo è a loro paradosso , come dicono essi, non è agli altri che intendono, e sanno e vogliono sapere che l'intenzione e non il caso è quello che giuoca principalmente; e poi se concedono, come concedono, che al Capitano non bisognasse usare superchieria, perchè adunque fanno tanto romore in su questo ? Ma vedete la forza della verità e di chi lealmente procede : secondo costoro, non si può dubitare che Messer Ercole non usasse superchieria , essendo cinque contra due soli , e nondimeno l'Autore del Discorso, per dire la verità, lo scusa e difende, non la chiamando superchieria semplicemente, ma in qualche modo, cioè per accidente ; perchè avendo egli Messer Ercole per uomo onorato, non giudica che l'intenzione sua fusse di fare superchieria , ma solo di provvedere che a lui fatta non fusse ; il che non so se arebbon fatto costoro a cui basta il fatto solo, nè vogliono considerare se non quello che a essi o alla parte loro torna bene.

Oh, oh , oh ! bene è vero che gli errori fanno come le ciriege; udite le parole loro che seguitano, che sono queste: dove dice, che uno che sia stato offeso malamente, non può malamente offendere l ' avversario, è cosa da non mettere in considerazione. Che modo di procedere è questo ? con che autorità lo dicono ? quale legge lo vieta ? che cose si debbono considerare nella materia dell' onore e del duello, se queste non si considerano ? Dunque se un mio nemico farà una ribalderia o un tradimento per nuocermi, debbo anch' io fare un tradimento e una ribalderia per nuocere a lui? Male mostrano di sapere che una cosa mal fatta non può farsi per cagione alcuna senza vergogna e infamia, se già non si facesse a buon fine, perchè l'intenzione, come di sopra si disse, regola tutte l' azioni ; e costoro vogliono che una cosa mal fatta e con malissima intenzione non si debba considerare, di maniera che a me pare che più tosto scuoprano l'intenzione loro, che ripruovino l'altrui. E il Muzio e il Possevino mettono in considerazione quello che costoro vogliono che non si consideri. Ma passiamo più oltra.

L'Autore del Discorso, giudicando ognuno buono, come si dee fare, infino si scuopra il contrario, e seguitando l'uso del parlare fiorentino, dice che quelle parole : al nome di Dio, noi siamo a Firenze, pare che vogliano significare che il signor Abaie si volesse valere della ingiuria e offesa fattagli, per la via ordinaria de'magistrati; e costoro, non so se per lodare o per biasimare l'Abate, il quale non poteva procedere meglio, ne dire più convenevoli parole che quelle che disse, si sforzano di mostrare ciò non essere stato vero, e lo pruovano come l' altre cose loro ; perchè dicono che egli lo dimostro subito con l'opera di Messer Ercole, volendo inferire che se ne voleva valere non colle leggi, ma con l'armi; il che non fa che quelle parole non vogliano quello significare che il Discorso dice, e in Firenze è notissimo; e se l'Abate stesso pare che le intendesse altramente , dico che egli può bene interpretarle a suo modo , e a lui in questo caso si deve credere, quando l'affermasse , ma non già fare che quelle parole comunemente non s'intendano come dice il Discorso. Ma che più ? se l' Autore dicesse che il signor Abate si mutò poi e si pentì di quanto aveva detto, che risponderebbono costoro ? Farebbono eglino che quelle parole non volessono quello significare che il Discorso dice ? E non sunno costoro che nelle cose dubbie la significazione più benigna e migliore deve all' altre prevalere ? E chi non sa che non solo in un sacerdote di tanta degnità, ma in qualunche altro, ancora che armigero, più saranno lodate sempre dagli uomini giusti ed onorati le leggi che l'armi? anzi nessuna arme nè si può lodare ne si deve, se non regolata dalle leggi ed operata in difensione della giustizia, della ragione e dell'onesto ? Se un sacerdote non può combattere nè eziandio per campione , come potrà egli fare affrontare da un altro chi l'arà o ingiuriato o offeso? Questo si chiama aggravare veramente e caricare uno, o disavvedutamente o in pruova che se lo facciano ; perchè al signor Abate per ingiuria o offesa che gli fusse fatta dal Capitano, non rimase incarico alcuno, come sanno gì' intendenti ; ma se avesse fatto o facesse cosa alcuna contra il Capitano, se non per la via della ragione o de' magistrati, rimarrebbe bene incaricato ; e così volendo scaricare costoro l'Abate, l'accusano: Ma così va, disse il Petrarca, chi sopra il ver s'estima.

Essi di poi non niegano che le parole possano sodisfare a'fatti, e in ciò dicono verissimo; ma quando soggiungono che le allegate nel Discorso nonpare che sieno le convenienti, procedono troppo pittagoricamente, perchè dovevano allegare le ragioni, ed anco soggiugnere quali erano le convenienti, e massimamente che il Discorso dice che quelle si possono modificare, aggiugnendo o levando. E perchè essi allegarono l'altra volta messer Girolamo Muzio nel quarto libro alla terza risposta, sappiate che mostrano in questo, come Dell' altre cose, di andarsene dietro più che alle ragioni all'autorità. E il Muzio, il quale io amo come amico, e onoro come uomo dotto e buono, in quella risposta non mi soddisfa ; perchè dice, che essendo accaduto lite d'onore fra due, dei quali nessuno esercitava il mestiero dell'armi, si ha da avere una simile considerazione come se fiissero amendue soldati; ed io per me , salvo sempre il miglior giudizio, tengo che dove non intervengono non solo soldati, ma soldati d'onore, non si possa nè si debba procedere per altra via che per quella della giustizia. Dipoi il Muzio stesso confessa che in quel punto non avendo particolare informazione, non può sicuramente risolversi. Considerate ora ili tante belle e ottime cose che dice il Muzio certissime sopra la materia dell'onore, quale costoro abbiano allegata in loro favore. E se le parole che furono proposte al Muzio si Varchi Prose Varie. 27

trovassero quivi scritte, potrei per avventura giudicare anch'io se si conveniva chiedere perdono o no. Ma sopra una cosa incerta non si può cosa certa diterminare; sì che vedete bel giudizio che hanno costoro, e sopra che si fondano. "

Aggiungono poi, che il Discorso non fa menzione del signor Annibale in questa pace, il che sebbene non era vero semplicemente, era per avventura tollerabile; ma soggiugnendo: e meglio sarebbe stato che non ri avesse/atto altrove, dimostrano che favellano a a passione o a caso, quasi fussero tutti Pittagori, anzi più, non allegando nè ragioni nè autorità. Considerino le parole del Discorso, il quale, se Dio m'aiuti, non ho letto da che si fece , e troveranno che tutti gli altri, dai principali in fuori, si debbono intendere necessariamente, per dir così, in detta pace; e perchè l'altra volta vi si scrisse, se bene mi ricordo, perchè era necessaria che del signor Annibale si facesse menzione, non dirò ora altro, se non che senza lui o non si poteva sicuramente far la pace, o sarebbe, quando a lui parulo fusse, tornata vana.

Alla parte che seguita, dove dicono due cose, l' una che il Camesecchi niega che le cose passassero come dice il Discorso- l'altra che non è verisimile che in uno stante sì contrarie e diverse fantasie naie gli fussero; e in ultimo soggiugne che quando bene gli fussero nate, non però lo scusarebbeno; rispondendo alla prima, si dice che io non so quello che il Carnesecchi si nieghi,non gli avendo favellato mai, anzi non lo conoscendo nè di veduta ancora; ma essi clie il sanno lo dovevano dire; il che in mentre che non sanno, mi starò nell'oppenionemia, ed arò ciascuno per uomo d'onore, e che faccia e dica tutto quello che a uomo onorato e fare e dire si conviene; ma quando altri, non che egli stesso, mi mostri altramente, io altramente crederò. Alla seconda parte, dico che a un uomo d' onore non solo possono nascere, ma nascono non solo in quello stante, ma molto prima, tutte quelle cose che in simili casi e sogliono e possono avvenire. Ed io per me non so perchè si debba giudicare male d' alcuno, quando se ne può benissimo giudicare ; e ridico di nuovo che non credo che un soldato, non che un Capitano , avendo la spada ignuda in mano, non tiri e si rivolga a uno che cerchi di offenderlo, per viltà d' animo e mancamento di cuore. Quanto alla terza parte, che dicono che le cose dette nel Discorso non lo scuserebbero, vorrei che uscendo una volta dall'usanza pittagorica , dicessero perchè; conciosiacosachè con quella medesima agevolezza posso affermarlo io, che eglino negarlo.

Queste sono quelle cose che m' è paruto di rispondere: e vi giuro per quel battesimo che io ho addosso, che così le intendo tutte come l' ho dette; e di nuovo confermo di volere essere tenuto o ignorante o cattivo, se non ho colla lingua detto quello che ho nel cuore. E perchè, secondo il giudizio mio, le cose da costoro dette sono più per burla che da vero, confortate messer Giovanni e pregatelo, che gli conforti e preghi a dire quell'altre cose che confessano avere lasciate , perchè più volentieri a quelle risponderò che a queste non ho fatto; e scusatemi voi se sono uscito alcuna volta del solito mio con parole forse meno modeste che a uomo quieto e pacifico, e, per dire ogni cosa in una parola, a uomo fdosofo non si conviene; chè non odio, come tante volte ho detto, nè altra cosa m' ha mosso, che il parermi che in cotal modo non solo si dimostrino maggiormente le ragioni del Capitano, ma ancorasi raffreni la licenza di coloro che in materie così gravi o burlano o fanno come se burlassero; e per mettere negli animi degli uomini, che solo la verità e l'onesto attendere si deveno. E se credono sbigottire altrui o coll' autorità di dottori legisti o colle sentenze de' Principi, sappiano quanto alla prima, che l'Autore del Discorso tiene l'Alciato per lo primo che sia tra loro, o almeno pari a qualunche altro de'model ni legisti; perchè egli noti chiama il Budeo, e altri somiglianti, legisti; e nondimeno crede di poter provare che nel libro fatto da lui sopra la materia del duello siano moltissime cose parte male intese e parte degnissime di riprensione; e in somma presta più fede a un capitolo solo del Muzio o del Possevino, che a tutto quello che l' Alciato dice. Quanto alla seconda parie, egli sa che i Principi si debbono ubbidire, e gli ubbidisce; ma nei casi delle lettere e dove ne va l'onore, non crede all' autorità de' filosofi, non che a quelle de' Principi, ma solo alle ragioni e alla Natura stessa , la quale, come infallibile, è e deve essere regola di tutte le cose.

E qui sia il fine di questa benedetta risposta, nella quale v' ho attenuto quanto vi promisi, cioè, che non ci spenderei oltra cinque ore. Bene è vero che sono stato interrotto, mentre che io la dettava, più volte di diverse persone, e perciò è di tre mani, come vedrete. State sano e seguitate di mantenere, come infin qui fatto a\ete, la magnanimità dell'animo vostro insieme con la giustizia, nè vi lasciate altro persuadere che quello che la ragione e P onesto comandano.

Molto Mag. e Valoroso Sig. mio Oss. Oggi che siamo al secondo di luglio a ore xx in martedì, ho ricevuto la lettera di V. S. del giorno di S. Piero, e perchè Messer Giovanni nostro de'Rossi mi scrisse sabato che alloggierebbe questa sera qui sotto Orvieto, e il Reverendissimo Governatore ed io volemo andare laggiù per condurlo con la compagnia quassù da noi, non ho tempo, come vorrei e bisognerebbe, per iscrivervi lungamente e risolutamente; pure non voglio mancare di dirvi che mi son maravigliato non poco che non m'abbiate risposto a cpaella vi mandai di Firenze con la scritta di vostra mano a S. E. S., e penso o non l'abbiate avuta, non ne facendo menzione alcuna, o che l'importanza del carico vostro v' abbia costretto pensare d'adoperare altro che la penna. Piacerai che vogliate, come avete detto sempre, rendere il suo al molto Reverendo signor Abate, quando ne teneste, e, per mio giudizio, non potete far cosa più onorata; e come potetete e devete , per lo esser egli persona ecclesiastica e non d'armi, lasciarvi andare un poco, comesi dice, e concedergli alquanto della vostra ragione; così parmi esser certo che S. S. R. per la medesima cagione non doverrà guardare ad ogni puntiglio; il che dico, non perchè n' abbia cosa alcuna da S. S. nè da altri, perchè non ebbi risposta della mia, ma perchè lo conosco per tale; e tanto più che il molto Reverendo Messer Alessandro Strozzi è non solo buono, ma giudizioso, e non piglielà altra parie che quella della ragione, e saprà molto bene, che il vero modo di fare non g1' impiastri, ma le paci, è non d'aggravare il reo, ma di sollevare l'attore ; perchè nel vero non il disonorar se, ma l'onorare altrui è quello che rende l'onore e soddisfa all' offesa. E io v' ho confortato sempre e sempre vi conforterò a far questa pace, dando al Sig. Abate tutto quello che se gli viene ; e mi pareva che quel modo del quale m'aveva ragionato il cortesissimo Messer Marcantonio Tombano, e del quale io vi scrissi lungamente, fusse ottimo, perchè si fondava in su la verità, senza la quale non credo io che possa farsi cosa nessuna che bene stia ; pure poi che s'è presa altra via , me ne rimetto in tutto e per tutto a chi più intende che io non so; non posso già mancare nè voglio, poi che me ne ricercate, di dirvi il parer mio intorno alla proposta datavi dal Magnifico e Molto Reverendo Messer Antonio Bracci, con protesto però, che io non intendo dire altro che la mia semplice oppenione, senza volere o riprendere alcuno o progiudicare a persona.

Dico dunque, che il dire risolutamente: Io non ho avuto causa nessuna, non essendo vero, vi mostra o ingiusto o leggero, per non dir peggio; dove se si dicesse : Se io avessi saputo la verità del fatto, cioè, le parole che disse il Sig. Abate alla donna vostra, si potrebbe dire, anzi si doverrebbe : io non arei avuto cagione ec, e così non mi sarei mosso, ed essendomi mosso, conosco d'avere errato e fatto quello che non dovea; e anco potreste, per mio giudizio , senza carico alcuno dell' onor vostro dimandargli perdono , perchè ogni uomo giusto deve chiedere perdono degli errori da lui commessi, e anche pregarlo vi volesse essere buono amico e parente, perchè questo è atto umano e da uomo cortese e da bene. E infin qui crederei io che bastasse, perchè l' aggiugnere d'essere apparecchiato d' eseguire in detto e in fatto quanto il signor Conte di Montelabate v'imporrà, oltra che mi pare troppo grande obbligo, non so vedere a quello che serva ; mi par bene che possa più aggravar voi che sgravare l'Abate. So bene anch'io che detto signore, oltra che è intendentissimo delle cose dell'onore, è tenuto persona giustissima, e per questo vi confortai sempre a rimetterla in S. S., intendendo che quella devesse dichiarare il modo della pace e le parole che usare si dovevano; ma qui si fa in un altro modo: prima voi dite tanto, che forse non vi farà dire tanto egli ; e detto questo, come se non aveste data l'intera satisfuzione, vi rimettete liberamente in detto e in fatto non al giudizio, ma all' arbitrio di S. S. Illustrissima. Non sarebbe meglio che quella dichiarasse prima tutto quello che le pare che dire o fare si dovesse? e voi obbligarvi di rendere alSig. Abate tutto quello che teneste di suo, secondo il giudizio di lei, quando però, il che non si dee credere a patto niuno, non vi gravasse oltra il dovere nell' onor vostro , il quale non avete a concedere a nessuno, ma ben rendere il loro agli altri, quando n'aveste. E perchè in verità il Sig. Abate non è incaricato, ma offeso, potrà il detto Sig. Conte trovare agevolmente modo di conchiuder la pace con sodisfazione dell' Abate, e senza carco vostro. E in somma, non ci essendo altro modo, vi confortarci a profferir loro che facessero scrivere sopra questo caso a tutti o a qualunche dei tre nominati nel Discorso, e io porto ferma oppenione, per tali gli tengo, che si farà la pace come si dee, cioè con iscaricare il Sig. Abate senza caricare voi.

Arei che dirvi infinite cose, ma non n' è tempo ora : però vi dirò solamente che quanto al ragionarne col Reverendissimo Monsignor della Casa, io il farei più che volentieri, ma voi credete per avventura o che S. S. Reverendissima sia qui, oche io sia a Roma; vi dico bene che mi piace la vostra resoluzione di rimettervi in quel modo che dite in lei ; e io, se n' arò occasione, la quale cercarò con ogni studio, non mancai ò di dirle la fede che avete nella dottrina e bontà sua, e il disiderio che avete di compiacerle ; e se pensate ch'io sia buono in questa o in altra cosa per condurre così pia opera, tenete per fermo che io non perdonarò nè a tempo nè a fatica ; e dovendo difendere la verità, non mi curaro di scrivere o rispondere a tutti coloro che vorranno sapere l' oppenione mia: e di questo basti. Quanto al cavallo, come scrissi ieri aMesser Lelio, un maniscalco, feri -uidolo, lo inchiodò un poco, pure è si può dir guarito affatto, e penso darlo dimattina a Messer Giovanni, se ".gli vorrà e il maniscalco dica, come dice, che non patirà. Ringraziovi dell'offerte, e quanto più posso mi vi raccomando.

I)' Orvieto il III di Luglio MDLV.

Serv. di V. S.
Benedetto Varchi.

 

 

 

Molto Mag. e Valoroso Sig. mio Oss, Poco fa ricevetti l'ultima lettera di V. S. degli xi del presente, e mi duole che io, sebbene le rispondessi subito, non ho comodità di mandar le lettere se non per lo procaccio di Roma che passa di qui ordinariamente, sì che scusatemi. Ora venendo al fatto, non accadeAa nè che voi mi pregaste che io devessi scrivere, nè che devessi scrivere liberissimamente, perchè l'uno è 'l mio debito e l' altro mia natura e costume; fuss'io pure atto a conoscere la verità, come son presto a dire il vero! Ma di questo lasciando il pensiero a voi, e non solo a voi rimettendomi, ma ancora a tutti gli altri, dico , che ho più volle letto e considerato le parole mandatemi, le quali, secondo me, contengono due capi. Nel primo si contengono le parole che dovete dir voi al Sig. Abate, nelle quali il principio che v'hanno dato xai pare ragionevole e vero, quanto 1' altro mi pareva irragionevole e falso ; il restante mi pare che si possa dire senza carico dell' onor vostro, anzi, per mio giudizio, con lode; perchè essendo il Sig. Abate gentiluomo, si dee aver per tale ; conoscer d'avere errato è segno di prudente, e chiunche erra, largamente e in un certo modo si può dir che faccia male ; il dimandar perdono degli errori e cosa mal fatta, è d' uomo giusto e buono, Anzi dico ancora, naluralmente e da filosofo parlando,

gli errori fatti non hanno altro rimedio per doversi scancellare che il confessargli , pentirsene e chiederne perdono ; il pregare che egli che v' è parente voglia esservi amico, è cosa d' uomo civile e cortese, sì che fin qui non veggo cosa che non possa , anzi debba dirsi. E massimamente che io presuppongo che chi tratta e maneggia questo negozio per la parte del Sig. Abate, proceda lealmente e senza sofisticherie, perchè, quando fusse altramente , alcuni per avventura potrebbono, come si fa oggi per lo più da chi maneggia simili pratiche più secondo l'uso che secondo la verità, considerare prima quelle parole in ogni conto, quasi che anco nella cavalleria aveste il Sig. Abate per gentiluomo onorato, donde seguirebbe che le prime parole vostre fussono false, e conseguentemente contra l'intenzione vostra ; ma perchè la professione dell' Abate mostra da se chiaramente il contrario, essendo persona ecclesiastica, non mi pare da tener conto di quelle parole. Poi potrebbono i sofistici considerare quelle Tpnroiefatto male , le quali paiono a certi d'altro sentimento che non sono queste : Io ho fatto quello che non dovea, e pure non è cosi, perchè come chiunche fa male, fa quello die egli non deve, così chiunche fa quello che egli non deve, fa male. E però, io ho mitigato l'una e l' altra cosa, come vedete nelle parole che vi mando; e invece di quelle onorato in ogni conto, ho detto onorarissimo, e invece di quell'altro e fatto male, ho posto: e feci quello che io non doveva fare,e v'ho aggiunto: del che m'incresce e duole e me ne pento ; perchè queste parole daranno per avventura maggiore sodisfazione al Sig. Abate, e voi non solo non aggravano ma eziandio alleggeriscono , perchè quanto alcuno si duole e pente più d'avere errato, tanto è maggior segno di miglior uomo, e di doversene per lo innanzi più diligentementeguardare. Varchi Prose Varie. 28

Quanto al secondo capo, mi pare che chi l'ha consigliato o dettato, o non s'intenda delle cose dell' onore o si sia ingannato ( vedete se io favello liberamente), u la ragione che mi muove è, perchè voi dite die vogliono, che il signor Abate risponda, che resta satisfatto interamente , e che non vuole più altro ec, e non s' accorgono che questa non è rimessione libera, ma condizionata, la qual cosa tutta in pregiudizio torna di loro, sì che procedendo in questa maniera , potreste dire non solo quello che vogliono che voi diciate, ma molto più. E nondimeno anco queste parole si potrebbero mitigare , come vedrete che ho fatto , e in luogo di quelle : per darvi ogni piena soddisfazione, ho detto : per darvi pienamente tutto quello che vi si viene, e in luogo di quelle altre : in detto e in fatto m'imporrà, ho posto : tutto quello che giudicarà ragionevole, e in luogo di dire: all'arbitrio, ho detto al giudizio, e vi ho aggiunto : in questo caso, perchè sebbene si debbe intender così, pure certi scrupolosi cercano i nodi ancora nei giunchi.

Resta solo che vi conforti a fare questa pace quanto potete più tosto , secondo che dagli amici intendenti e da voi stesso consigliato sarete. A me pare che essi vadano più dietro alle parole che a' fatti, cioè alle cose da esse parole significate ; e giudicare! che le parole del primo capo dovessero bastar loro , e se pur volessero il giudizio del signor Conte, vedessero d'averlo prima, e voi, come vi siete offerto più volte, non vi discostareste dalla sua sentenza, quando fusse ragionevole, come tengo ferma oppenione che sarebbe. E questo dico in favor loro, perchè voi potete, essendola rimessione condizionata, dire ancor più di quello ohe vogliono; ma forse o essi o altri per loro l'intendono altramente, e forse meglio di me, sì che, come si dice volgarmente, l'asino si deve legare dove vuole il padrone: e di questo infin qui.

Raccomandatemi a Messer Giovanni, il quale penso v'ara parlato di questa cosa , e certo mostra gran disiderio che ella si concimala, e tiene che non solo si possa , ma si debba quanto più tosto darle fine, come egli stesso vi dirà. Voi non m' avete scritto cosa alcuna della risposta fatta da me a quelle obbiezioni, tanto, non so che dirmi, false o ridicole , che quasi mi vergogno d' avervi risposto da dovero. Scrivetemi, se lo sapete , chi furono gli Autori, che se non furono notai, saranno stati mercatanti, cioè brigate clie non s'intendono delle cose dell' onore , secondo però il giudizio mio. Monsignor lo Governatore ringrazia molto V. S. e molto se le offerisce e raccomanda, come fo ancora io. State sano , e amatemi.

D'Orvieto agli XVIII di Luglio del MDLV.

Serv. di V. S. Benedetto Varchi. ( fuori ) Al Molto Mag. e Valoroso Sig. suo Oss. 1l Gapitano Francesco de' Medici a Firenze.

 

 

COPIA D'UNA LETTERA DEr. SIGNOR DUCA DI FIORENZA

ALLO ABATE DE* RUCELLAl

DATA IN FIORENZA IL DI 3o DI NOVEMBRE I 555.

Reverendo Abate Abbiamo inteso per la vostra la buona disposizione che tenete di voler conchiudere la pace col Capitano Francesco de' Medici, ogni volta che da lui vi sarà tribuito tutto quello che dite avervi più volte promesso e. che vi si conviene per scarico dell'onor vostro , il che noi non intendiamo altrimenti, e lui ha largamente promesso di voler fare. E perchè voi nel l'alligata vostra mostrate non tenere nè manco principal conto di giustificar noi circa la informazione da lui sopra questo caso già mandataci, vi diciamo ricordarci benissimo di quello ci scrisse, e vi affermiamo che sopra di ciò siate stato male informato. Onde ci pare che siate quasi che d'accordo, perchè quando non vogliate voi rimettere questa differenzia in noi, come ha fatto egli, i quali non siamo mai di mancare di giustizia , egli persevera di volerla rimettere in qualunche de' tre già da lui proposti, ed ora allegati da voi; e perchè ci ha mostro le parole propostegli già da parte vostra, e di più dettevi quelle che direbbe egli, perchè ci pare che ve ne possiate e forse dobbiate contentare , ve ne mandiamo con questa la copia , ed esortiamvi a voler dare effetto alla buona disposizione che nella vostra mostrate ; e noi in questa ed in ogni altra cosa non mancheremo di aiutare e favorire la ragione e la giustizia. Nostro Signore Dio vi guardi.

Il Duca Di Fiorenza

 

 

 

Complimento Di Scusa Che Il Capitan Francesco De' Medici

DOVEA FARE All' ABATE PANDOLFO RUCELLAI.

Io non devevafare contro la persona vostra quello che feci; e avendovi per gentiluomo onoratissimo, conosco che errai, e feci quello che io non devea fare; del che m incresce e duole e me ne pento, e vi dimando perdono, epregovi mi vogliate per amico. E perchè sono venuto qui per darvi pienamente tutto quello che visi viene, quando queste parole non bastino, sono apparecchiato d' eseguire tutto quello che il signor Conte di Montelabate giudicarà ragionevole che io debba fare, e da ora mi rimetto liberamente in questo caso al giudizio di S. S. Illustrissima , pregando ec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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